SIPEEY

...Système dInformation Populaire pour les Collectivités Locales au Sénégal

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Présentation

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Datant de 1997, le réseau de création participative de sites web au service des gouvernements locaux et de leurs populations a maintenant plus de 11 ans d’expérience. Le S.I.Peey a changé de nom plusieurs fois. L’original était S.I.U.P. (Système d’Information Urbain Populaire). Les communes de Yoff, Hann-Bel Air et Parcelles Assainies (Dakar, Sénégal) ont été précurseurs dans l’instauration du SIUP. Le deuxième, S.I.P a enlevé le « U » suite à l’inclusion des communautés rurales.
Le troisième change le « P » (populaire) en « Peey » pour désigner en wolof la collectivité locale.

 

 

 

Le programme Système d’Information Urbain Populaire, initié au Sénégal en 1997 par l’Institut des Nations Unies pour la Recherche et la Formation (UNITAR) et par la commune de Yoff, a mis en évidence deux phénomènes : celui de la responsabilisation de la société civile dans la gouvernance traduit par le processus de décentralisation et, celui de la société de l’information et de la communication avec l’appropriation de la téléphonie mobile et de l’Internet par les populations urbaines puis rurales.

L’objectif affiché était bel et bien de soutenir le processus de décentralisation en renforçant la cohésion des actions des différents acteurs (élus, associations, société civile, partenaires au développement, etc.) en mettant l’accent sur l’échange et le partage d’informations.

En 2005, le réseau SIP comportait 26 sites impliquant à la fois des collectivités locales (communes, communes d’arrondissement et communautés rurales) et des organisations communautaires (associations de jeunes, etc.). Il constitue une base de données sous forme de pages web en mettant à la disposition des utilisateurs des informations utiles sur la gouvernance locale, l’économie, l’éducation, la santé, l’environnement, les perspectives touristiques, etc.

Dans l’ensemble, chaque SIP travaille à trois volets : la mise en place d’un flux d’informations entre les autorités locales et ses services techniques, les associations, les commerçants, les populations et le secteur privé; la définition des cadres d’analyse et de recherche populaire (pratique des acteurs sur la gestion urbaine et dialogue entre société civile et autorités locales / pouvoirs publics) et l’identification des problèmes et des éléments de lutte contre la pauvreté et de mesure du progrès accompli pour un changement social significatif.

L’expérience accumulée par les SIP entre 1997 et 2005, l’augmentation des SIP à un nombre significatif de collectivités locales situées dans des milieux forts différents et les nombreuses demandes de création ont permis d’envisager la perspective d’étendre le réseau à l’ensemble des collectivités locales du Sénégal. Cependant, la maîtrise des logiciels de web design était trop difficile pour permettre aux formateurs nouvellement formés de répliquer l’enseignement reçu comme l’oblige la méthodologie cascade. Aussi, le peu de matériel didactique et d’expérience acquis par ces nouveaux formateurs ne leur permettaient pas de répondre à toutes les attentes de la population, dont la plupart demandait des cours de base en informatique. C’est pourquoi, depuis juin 2008, le CRESP travaille à la pérennisation voire l’institutionnalisation de l’alphabétisation abordable et rentable en bureautique des populations des Collectivités Locales (CL) via la création de centres de formation en informatique durables pour les CL du Sénégal. C’est à partir de ce moment que le S.I.P. (Système d’Information Populaire) a été renommé S.I.Peey (Peey en Wolof pour CL). Notre objectif est toujours la création et/ou la mise à jour des anciens sites web des CL. Toutefois, la création du S.I.Peey passe avant tout par la création d’un centre de formation en informatique au sein de la CL.

En outre, l’instauration du S.I.Peey annonce non seulement l’élargissement mais aussi l’institutionnalisation des SIP à travers le partenariat avec l’Association des Maires du Sénégal (AMS), l’Association Nationale des Conseils Ruraux (ANCR), le Ministère de la Jeunesse et le Centre National d’Information Jeunesse (CNIJ). Ces protocoles d’accords signés avec des structures étatiques nous offrent un cadre d’intervention plus large et un accès direct avec l’ensemble des CL du Sénégal [1] via des courriers d’introduction et des lettres de mission qui présentent le projet S.I.Peey et ses exécutants aux Présidents des CR et Maires des Communes. Ces conventions nous ont permis de mobiliser systématiquement les anciens membres du réseau en les abordant sous une couverture étatique.

[1] L’ANCR et l’AMS regroupent plus de 523 collectivités locales en 2009.

 

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