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Communauté Rurale de Ngnith

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Historique                     Visitez le Site Officiel de la Communauté Rurale

La communauté rurale de Ngnith est issue du nouveau découpage administratif de l’ancienne communauté rurale de Ross-Béthio comprenant ainsi les communautés rurales de Ngnith, de Diama et Ross-Béthio. Elle regroupe 28 villages officiellement reconnus et des hameaux qui leur sont attachés.

Elle constitue la partie Ouest des communautés rurales qui encadrent le lac de Guiers. Elle présente un certain nombre d’opportunités liées à la présence du lac de Guiers, la mise en eau des barrages, l’édification de stations de pompage électrifiées et l’acquisition/dotation de plusieurs GMP etc. autant de facteurs qui en font une dimension économique locale.


Géographie

Situation géographique

Le village de N’gnith est situé à 32 km au nord-est de Ross Béthio et au nord du Lac de Guier, sur la rive ouest. Il est à 35 km de keur Momar Sarr, situé dans la région de Louga. C’est un endroit très enclavé situé dans la zone du Diéri de la commune de Ross-Béthio, département de Dagana et région de Saint-Louis. Il est bâti sur une colline qui surplombe le Lac.

La communauté rurale de N'gnith appartient à la zone du Lac de Guiers. Elle a été détachée lors du nouveau découpage administratif de l'anciennne communauté rurale de Ross-béthio qui regroupait en dehors de N'gnith les actuelles communautés rurales de Diama et Ross-béthio.

Carte Google Maps

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le milieu physique.

Le climat
le climat de la communauté rurale de N'gnith appartenant du point de vue géographique à la région du lac de guiers; se caractérise par un climat du type sahélien, avec :

  • Un hivernage de courte durée (4 mois) entre le mois de juillet et celui d'octobre, avec des pluies faibles et irrégulières variant entre 100 et 400 mm/an;
  • Une saison sèche fraiche de novembre à février (avec des températures variant entre 12 et 34°, une humidité relative faible, des vents forts, secs et relativement frais) et une saison sèche chaude de mars à juin avec des températures variant entre 26° et 40°, la prédominance de l'harmattan, vent chaud et sec chargé de de poussière et pouvant souffler jusqu'à 70 km/h
  • une insolation qui peut dépasser 3.000 heures par an et une radiation élevée toute l'année(10h/j en moyenne);
  • une humidité relative moyenne variant de 40% en fin de saison, à 80% en milieu de saison des pluies. L'humidité relative minimale descend fréquemment à 10 en fin de saison sèche. cette période est importante pour la demande évaporatoire qui est alors maximale du fait de l'insolation et de l'harmattan qui balaie la région;
  • Une évaporation, calculée par la formule de Penman, de 2 400 mm en moyenne; elle est loin d'être compensée par la pluviosité et le déficit hydrique est important pendant toute la saison sèche, avec une moyenne évaporatoire de l'ordre de 7 mm par jour mais pouvant atteindre 15 mm/jour.

le climat de la zone du lac de Guiers, à l'instar de toute les régions sahéliennes, tend depuis ces quinze dernières années vers une aridité nettement plus marquée, avec, non seulement un déficit hydrique important par rapport à la période antérieur (de l'ordre de 150 mm par an) mais aussi un raccourcissement de la saison pluvieuse.

Les sols

Les sols rencontrés dans la communauté rurale sont de la classe des sols ishohumiques, avec les sous classes suivant:

  • Sol ishohumique brun subaride intergrade hydromorphe;
  • Sol ishohumique brun rouge intergrade ferrugineux faiblement évalué sur sable siliceux;
  • Sol ishohumique intergrade ferrugineux su sable siliceux.

Ces sols sont sableux, légers, très filtrant, la capacité de rétention en eau est donc faible. ces caractéristiques physiques requièrent un système d'irrigation à économie d'eau (goutte d'eau, aspersion)
sur toutes les sondages effectués jusqu'à 90 cm (voir carte d'implantation des sondages pédologiques en annexe), les les échantillons ne présentent pas de salinité, à l'exception d'un seul échantillon(S 35/0-30 cm)qui fait 2 200µS/cm. cet échantillon correspond aux petites dépressions qui sont dans les zones de retrait des eaux du lac ou de l'ancienne Taouey.

La salinité CE et l'acidité PH ne constituent pas de facteur limitant pour l'agriculture. Par contre, la fertilité chimique des sols est médiocre, ce qui nécessitera le relèvement de ce statut de fertilité par des apports de NPK indispensables pour une utilisation durable de ces terres.

La végétation

le couvert végétal ne présente pas la même physionomie; il varie selon qu'on s'éloignedu lac :

  • en bordure du lac, on observe une végétation aquatique dense dominée par Typha australis et Phragmites australis(roseau) et dont la densité gère les activités agricoles, halieutiques, pastorales et domestiques;
  • sur les zones plus éloignées du lac, la végétation est fortement dégradée du fait de la baisse de la pluviométrie, de l'aavancée du front agricole et des actions anthropiques pour satisfaire les besoin en bois énergie et de service. Seules résistent les espèces des zones arides et semi-arides. L'espèce ligneuse la plus représentée sur les deux rives du lac est le "soump" Balanites aegyptiaca, suivi de Acacia radiana pour la rive ouest et acacia senegal pour la rive est. On note la présence de Boscia senegalensis, Acacia seyal Salvador persica, Zizyphus mauritiana et prosopis en progression énorme dans la zone, ainsi que le tamarix indiça. les espèces herbacées dominant sont:Aritida sp, Cenchurus biflorus, Tribulus terrestris, Dactyloctenium aegyptium, cassia occidentalis et Maerua oblongifolia.

Les régénérations sont faibles pour les espèces ligneuses naturelles. les introductions comme les Prosopis sont en nette progression. La strate herbacée est assez dégradée du fait de la charge pastorale.

Les ressources en eau

Elles sont de deux types :

  • Les eaux de surface;
    Le lac de Guiers fait partie du complexe hydraulique comprenant les unités suivantes: le Canal de la Taouey, le système Niéti Yone/Ndiaël, le lac de Guiers (la dépression lacustre senso stricto) et le réseau "fossile" duFerlo.
    Le complexe Taouey-Lac de Guiers bas-Ferlo s'étend sur près de 120 km de Richard-Toll sur le fleuve Sénégal à Mboula dans le bas ferlo.
    La Taouey est à l'origine, un marigot sinueux à faible pente qui s'allonge sur 25 km de longueur.
    Le système Niéti Yone/Ndiaël est situé à l'ouest du lac de Guiers.a définition spatiale et la configuration de son tracé sont délicates à faire. le Niéti Yone est un axe hydraulique long de 28 km. Il se connecte au nord-ouest du lac de Guiers via lequel il alimente le Ndiaël.
    Le lac de Guiers s'allonge sur près de 50 km suivant un axe nord-est, sud-sud-est. Dans sa moitié nord, le lac s'étale largement dans la cuvette. La contenance du lac y est plus important. plus au sud, il est enchassé entre le rebord du plateau du ferlo et les dunes rouges de l'Ogolien. Le lac de Guiers est une plate, de 4 mètres de profondeur maximale.
  • Les aquifères;
    En dehors de la nappe fossile dite du Maestrichtien qui couvre le bassin sédimentaire Sénégalo-mauritanien et la vallée du fleuve, on note la présence de plusieurs nappes superficielles interdépendantes sur toute la zone du lac de Guiers dont la profondeur moyenne est de 8 km dans la zone du lac et varie dans la zone du Diéri entre 15 m (Foss ndiakhaye I) et 50 m(Pampinabé II, Bisnabé Penda Yayaké, Bisnabé bouteyni et Badjincobé vidodji).

Le milieu humain

L'impossibilité de disposer de données démographiques spécifiques à N'gnith relève de son érection récente en communauté rurale. La description démographique de la communauté rurale de N'gnith intègre celle de la zone du lac de Guiers. La communauté rurale compte 64 villages. La densité de ses implantations humaines est plus élevée dans les villages situés à la périphérie du lac (28 villages) et elle diminue à mesure qu'on s'en éloigne. La densité de la population s'accroît considérablement surtout pour les 28 villages périphériques au lac.

Répartition éthnique:

Les principaux éthnies de la communauté rurale sont : les peulhs qui sont majoritaires, suivi des wolofs, des maures et des éthnies minoritaires (sérères, bambaras,...)


Administration

Le bureau de l'administration rurale est composé du Président de la communauté rurale, ses deux adjoints et un sécrétaire général.

Le Président de la Communauté Rurale: Mama Ba
Premier Vice président: Adama sarr
Deuxième Vice Président: ?
Le Sécrétaire général: ?


Le Président de la Communauté Rurale

Le Président de la Communauté rurale s'appelle Mama Ba; il est élu le 22 mars 2009 par les conseillers de la communauté rurale.


Le Conseil Rural

Le Conseil Rural : l’organe délibérant

Effectif

Niveau d’instruction

Nombre de mandats

Hommes

Femmes

Jeunes

Franç.

L Nat

Arabe

+4

3

2

1

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Total

 

 

 

 

 

 

 

Source : enquête BEREF

Le conseil rural : fonctionnement des commissions

Commissions

Fonctionnement

Observations

 

Bon

Assez bien

Faible

 

Planification

 

 

++

 

Santé

 

 

++

 

Finances/impôts

 

 

 

 

Jeunesse/sport

 

 

 

 

Aménagement

 

 

 

 

Agriculture

 

 

 

 

Environnement

 

 

 

 

Culture

 

 

 

 

Urbanisme/habitat

 

 

 

 

Femmes

 

 

 

 

Gestion des conflits

 

 

 

 

Domaine

 

++

 

 

Elevage

 

 

 

 

 

Education

 

 

++

 

Source: enquêtes BEREF

 


 

Analyse de l’économie locale

Problème de l’eau

Eu égard aux résultats du diagnostic des secteurs de l’économie locale, il paraît sans nul doute que la problématique de l’eau est la clef de voûte de l’efficacité de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche. En effet, l’eau a un caractère systémique par rapport à l’agriculture, à l’élevage et à la pêche. L’absence de système de canalisation de l’eau vers les terres fertiles et exploitables constitue le problème fondamental des agriculteurs pour accroître et rentabiliser la production avec des variétés différentes selon les saisons.

La réduction des surfaces cultivables et la dégradation des terres sont les conséquences d’une absence de politique d’optimisation et de préservation des potentialités que recèle le lac. D’ailleurs même, c’est dans ce cadre que les problèmes de l’élevage se situent à ce niveau de l’accès aux eaux du lac qui se trouvent être polluées non seulement par les eaux de drainage de la CSS, mais aussi par le mauvais système d’irrigation des agriculteurs à travers l’utilisation abusive des pesticides et des engrais dont les conséquences sur le cheptel et les personnes ne sont plus à démontrer.

Dans une autre perspective, le secteur de la pêche est gangrené par la difficulté d’accès au lac du fait de présence du typha qui aboutit à la raréfaction du poisson.

En résumé, il que le lac demeure l’avantage comparatif de la communauté rurale de Ngnith d’autant plus qu’il polarise toutes les activités économiques de grande envergure ; Sous ce rapport, toute tentative de résolution des problèmes liés aux activités économiques de la zone faisant fi la problématique du lac serait inévitablement vouée à l’échec.

L’agriculture

Le diagnostic du secteur de l’agriculture laisse apparaître plusieurs contraintes liées généralement à la problématique de l’eau ; En effet, la salinité des terres constitue le principal problème de l’agriculture. Elle est engendrée par l’effet de drainage des eaux de la CSS qui réduit la surface des terres cultivables. Cette situation est aggravée par une dégradation des erres qui, outre les causes liées aux eaux de drainage, sont causées par une utilisation abusive des engrais par les agriculteurs qui ne cessent d’appauvrir les sols. Face à cette situation, les hypothèses de solutions proposées consistent à faire un plaidoyer auprès de la CSS par le conseil rural pour dévier les eaux de drainage vers d’autres lieux qui n’affecteront pas les terres, mais aussi par le renforcement des capacités des agriculteurs dans les techniques d’utilisation des pesticides et des engrais.

Malgré ces nombreux contraintes, le secteur de l’agriculture dispose d’énormes potentialités notamment la disponibilité de l’eau, l’existence de terres fertiles inexploitées du fait de l’absence d’un système de drainage des eaux du lac vers ces terres. Cette situation accroît les besoins ne terres des populations dans un contexte où la salinité des terres, due aux eaux de drainage de la CSS et l’utilisation abusive des pesticides par les agriculteurs, réduit considérablement les surfaces cultivables. Cette situation complexe du secteur de l’agriculture tire ses difficultés de l’absence de politique de préservation et d’optimisation du Lac qui constitue le point d’ancrage de toutes les actions à mener dans ce secteur aux potentialités nombreuses et variées dans la communauté rurale.

Malgré tout, l’exploitation de ces potentialités, au-delà de la place intrinsèque de l’eau, se heurte à une autre contrainte qui se trouve être l’accès aux équipement et aux intrants. En effet, les subventions liées aux intrants soufrent d’un problème de gestion. : Les phase intermédiaire pour accéder aux agriculteur débouche sur une cherté des engrais au-delà de son insuffisance par rapport à la demande. Une bonne structure des organisations paysannes et des producteurs pourrait constituer les voies de solutions pour régler définitivement le problème d’accès aux intrants subventionnés.

Par ailleurs, l’accès aux équipements et aux pièces de recharge constitue aussi une véritable casse tête pour les agriculteurs du fait de l’enclavement, mais aussi de la cherté de ces équipements. Sous ce rapport, la mise en place des mécanismes d’accès aux financement avec des taux de remboursement raisonnables pourrait permette de résoudre les problèmes liés aux équipements et aux pièces de recharge et même l’accès aux intrants.

L’élevage

Le diagnostic du secteur de l’élevage laisse apparaître aussi des contraintes dont le soubassement demeure toujours la question de l’eau. En effet, les maladies récurrentes qui gangrènent le cheptel sont dues aux eaux souillées du Lac dont la cause principale ciblées est les eaux de drainage de la CSS. Cette situation a pour conséquence sur la santé du cheptel et la diminution de la production du lait.

La solution préconisée reste le plaidoyer du conseil rural auprés de la CSS, qui constitue l’unique espoir des éleveurs au-delà de la prise de conscience des agriculteurs sur l’effet néfaste que constitue le système de drainage jusque-là utilisé.

Ces contraintes rencontrées dans le secteur de l’élevage sont en outre aggravées par le problème d’accès aux soins vétérinaires. En effet, l’éloignement du seul vétérinaire dans l’arrondissement entraîne que le cheptel traîne des maladies et parfois des cas de mortalités sont occasionnées par l’absence de dispositif sanitaire de proximité. La solution consisterait pour les agriculteurs à former des relais vétérinaires dans communauté rurale afin de disposer des ressources humaines locales capables de relever les défis d’accès aux soins vétérinaires.

Par ailleurs, le manque d’organisation de l’espace constitue aussi un problème pour l’élevage dans la mesure où des conflits permanents surviennent entre agriculteurs et éleveurs. La solution, consisterait à délimiter des zones spécifiques à chaque activité.

La pêche

Le secteur de la pêche constitue également un élément essentiel de promotion de l’économie locale de la communauté rurale du fait de la présence du lac. Cependant, les nombreuses menaces que subit le lac de Guiers constituent une forte entrave à la productivité du secteur :

  • Les eaux de drainage de la CSS ;
  • L’intrusion de pêcheurs venant du Mali équipés de filets non conformes aux normes établies.
  • L’accès au lac, du essentiellement à la présence du typha. En effet, pour les pécheurs, le typha est la principale cause de la rareté des poissons d’autant plus que ces derniers se cachent dans le typha qui, non seulement est difficile d’y accéder, mais aussi est dangereux ;
  • Accès aux équipements de pêcheurs qui se révèle comme une contrainte des pêcheurs pour moderniser le secteur qui regorge d’énorme potentialités pour les zones de Diokhor Ile et Ngnith. Ainsi, le secteur de la pêche se voit de en plus délaissé à cause de ces problèmes.

Vu l’acuité de la menace de disparition des petites espèces halieutiques, la réglementation du secteur est une nécessité dans le sens de la protection des ressources hydrauliques et foncières.

Pour y remédier, la facilitation, par la mise en place des mécanismes d’accès aux financements, pourrait permettre de redresser le secteur de la pêche tout en essayant aussi d’assurer les moyens de commercialisation en désenclavant la zone.

L’artisanat

Deux problèmes majeurs empêchent l’artisanat de se développer dans la zone :

  1. L’accès aux matières premières, du essentiellement à l’enclavement, a pour conséquence la cherté des produits artisanaux dans la zone. Le désenclavement de la zone permettrait de s’ouvrir aux marchés d’approvisionnement.
  2. Un délaissement du secteur de l’artisanat dû fondamentalement à l’absence d’énergie dans la communauté rurale. La seule alternative reste l’exode rural dans la mesure où les jeunes, spécialistes des métiers de l’artisanat, surtout les soudeurs et les tailleurs, sont obligés de regagner les milieux urbains pour exercer leur métier, ce qui a des conséquences non négligeables sur l’économie locale. Le secteur agricole aussi régresse puisque ces jeunes constituaient aussi la main d’œuvre agricole. Electrifier la communauté rurale (l’ensemble des villages environnants) constituerait la solution à ces problèmes aux métiers de l’artisanat.

Infrastructures et Equipements

N'gnith dispose d’un marché hebdomadaire (tous les lundis), d’un poste de santé, d’une grande mosquée et trois (3) autres mosquées.
Le village dispose aussi d’une école primaire de 8 classes, d’un collège d’enseignement moyen de cinq classes (abris provisoire) construites par des bonnes volontés, de deux écoles d’arabes de 8 classes.

Des agents techniques d’agriculture et des eaux et forets sont basés à N’gnith.

La Sénégalaise des Eaux (SDE) y a installé une usine de pompage d’eau depuis 1971 pour l’alimentation en eau potable de la région de Dakar. La conduite d’eau est longue de plus de 300 km.

Depuis le 23 avril 1996, la SDE assure la production et la distrbution d'eau dans les principales villes sénégalaises, soit prés de cinq millions d'habitants desservis.Rconnue sur le plan international comme l'une des meilleures reférences en Afrique dans le domaine de la gestion des services d'eau potable, la SDE s'illustre par la qualité de son ménagement et le professinnalisme de ses collaborateurs.
Hydraulique et assainissement dans la communauté rurale

Situation des points d’accès à l’eau potable

Nb de forage/Station/PF

Nb de For/Stat./PF fonctionnel

Nb de BF

Nb de BF fonctionnelle

Nb de puits modernes

Nb de PM fonctionnels

00

00

10

10

04

04

Situation de l’accès à un point d’eau potable compte tenu ou non des puits modernes

Total village

Accès compte non tenu des puits modernes

Accès compte tenu des puits modernes

Différence

Nb de villages ayant accès

Taux d’accès

Nb de villages ayant accès

Taux d’accès

Valeur absolue

Valeur relative

34

12

35%

19

56%

7

21%

Obstacles au développement local de la communauté Rurale.

Les principaux problèmes rencontrés par les populations du Diéri se résument ainsi :

L’absence d’électrification de la zone ; les vingtaines de villages du Diéri dont N’gnith souffrent du manque d’électricité malgré la présence de la SDE qui dispose de l’éclairage de sa cité ouvrière sise à N’gnith.

L’enclavement du Diéri avec une seule route butinée Louga-N’gnith et l’axe N’gnith-Rosso/Richard Toll ne sont pas praticables. Les différents villages de la zone ne sont pas reliés par des routes, excepté l’axe Nder-N’gnith. L’évaluation des produits agricoles (patates, maniocs, pastèques, melons, tomates, oignons et autres) des zones de cultures vers les marchés urbains est un véritable problème pour les agriculteurs. Aussi, il n’existe pas d’unités de transformations des produits de l’agriculture et de l’élevage.
Le poste de santé ne dispose pas d’ambulance pour l’évacuation des malades vers Richard Toll, Saint Louis ou Louga ;

La dépendance de la zone du Diéri à la commune de Ross-Béthio distante uniquement de 32 km pose problème car elle est difficilement accessible surtout en période hivernale ou il faut passer par Louga-Saint-Louis soit une distance de plus de 400 km en aller et retour .Pour obtenir des documents administratifs, il faut deux à trois jours.
Pour un fonctionnement minimal du CEM, il est souhaitable au moins :

  • l’instauration d’un bloc sanitaire équipé,
  • la construction d’un mur de clôture pour sécuriser l’espace scolaire et de classes supplémentaires,
  • l’adduction d’eau,
  • l’électrification du CEM,
  • la construction d'une cantine scolaire etc.

Education

L’accès à l’école n’est pas un problème particulier dans la communauté rurale, mais il demeure que les problèmes sont liés à la qualité des infrastructures (abris provisoires, absence de clôture) mais aussi à la qualité des enseignements du fait de l’irrégularité de certains enseignants.

Situation des établissements scolaires

Cycle

Préscolaire

Elémentaire

Collège

Nb d’établissements

01

35

01

L’accès au préscolaire, à l’élémentaire et au collège

Nb de villages officiels

Préscolaire

Elémentaire

Moyen

Nb de villages disposant d’école préscolaire

Taux d’accès

Nb de villages situés dans le rayon d’accès

Taux d’accès

Nb de villages situés dans le rayon d’accès

Taux d’accès

43

01

3%

34

71%

7

21%

Besoins en remplacement d’abri provisoire et en investissement annexe
NB: Ces données concernent à la fois les CR de Ngnith et Diama (ex CR Ross béthio)

Besoins en remplacement d’abri provisoire

Nb d’écoles élémentaire

Nb de salles de classes

Nb d’abri provisoire

Taux

79

290

64

1%

Besoins en investissements annexes (Eau, électricité, latrine, cantine, clôture) dans l’élémentaire

Nb Ets

Sans Eau

Taux couv Eau

Sans Electr

Taux couv Electr

Sans Latr.

Taux couv Latr

Sans Cant

Taux couv cant

Sans clôt

Taux couv clôt

79

67

15%

70

11%

36

54%

78

01%

56

29%


Santé

La communauté rurale ne dispose qu’un seul district sanitaire qui fonctionne, c’est celui de Ngnith. Mais dans presque tous les villages en l’occurrence Nder, Diokhor Ile, il existe des Postes de santé non équipées avec des sages femmes encadrées par le chef du district sanitaire de Ngnith.

En résumé, il apparaît clairement que le problème de la santé dans communauté rurale se trouve à deux niveaux :

La fonctionnalité des cases de santé qui intègre à la fois le renforcement des infrastructures et des équipements, du personnel soignant, mais aussi la dotation permanente en médicaments sans oublier l’implication des CVD et des CIVD dans l’information et la sensibilisation des populations ;

La nécessité de prendre en compte les réalités socioculturelles du milieu pour prendre en charge les problèmes liés à la femme : en effet, la culture du milieu interdit à la femme d’être consultée ou assistée par un homme lors des accouchements, d’où l’urgence de recruter une sage femme .

Toutefois, il est important de signaler que les populations de Diokhor ont eu l’initiative de construire un poste de santé. Ainsi, l’enjeu fondamental en matière de santé dans cette zone qui ne dispose d’aucune case de santé consisterait à appuyer cette initiative locale par l’équipement et la dotation en médicaments de ce poste dont la fonctionnalité réglerait, en partie, les problèmes liés à accès aux soins médicaux.

Situation des infrastructures sanitaires

Nb de maternité

Nb Mater. Fonctionnelle

Nb de Case de santé

Nb de CS fonctionnelle

Nb de poste de santé

Nb de PS fonctionnel

01

01

04

03

01

01

NB : case de santé non fonct : Diokhor1

Situation de l’accès à la santé compte tenu ou non des cases de santé fonctionnelles

Total village

Accès compte non tenu des cases de santé

Accès compte tenu des case de santé fonctionnelles

Différence

Nb de villages ayant accès

Taux d’accès

Nb de villages ayant accès

Taux d’accès

Valeur absolue

Valeur relative

34

11

32%

14

41%

3

9%


Sports et Loisirs

Le sport reste le secteur qui est organisé autour des Associations Sportives et culturelles(ASC). Elles sont au nombres de 33 et elles représentent la zone 10 de l'ODCAV du département Dagana. Mais la pratique d'activités sportives en l'occurrence le football est bloquée par l'absence totale de terrains régementaires dans la communauté rurale et d'équipements sportifs.

le conseil rural devrait délibérer pour donner à ces jeunes l'opportunité de pratiquer leurs activités en vue de faire des compétitions à haut niveau, mais aussi faire du lobbing pour la recherche de sponsors.

Le secteur de la culture souffre d'absence de valorisation, surtout pour le site de Nder dont l'histoire (Nder en flamme) a une renommée nationale.

Des opportunités existent cependant dans la communauté rurale, qui devraient contribuer à la promotion de la culture, notamment :

L'existence d'une troupe théâtrale sise au village de Nder qui a participé à la promotion de l'histoire de Nder au plan national;
La disponibilité du site qui abrite le baobab symbole de la fameuse BATAILLE de Talatay Nder

Le conseil rural devra s'appuyer sur ces opportunités existantes et faire du lobbing auprès des partenaires nationaux et internationaux pour donner une dimension plus symbolique au site de Nder. La délibération du conseil rural pour la préservation du site et la construction d'un monument historique seraient des opportunités de création de richesses avec les visites organisées, l'apport de subvention,etc.

 


Vie Associative

Les acteurs internes

  • Les organisations de producteurs agricoles

La nomenclature des organisations de producteurs agricoles (OP) dans la communauté rurale de N'gnith intègre celle de la zone du lac de Guiers. la base de données SAED Secteur lac de Guiers, présente une telle diversité d'appellation(GIE, Projet, Association, Groupement, Section villageoise, Famille, Nom chef de famille, Regroupement d'individuels,etc.)que:

  1. elle ne permet pas de distinguer la nature des unités de production (mise en oeuvre et gestion individuelle ou collective des facteurs de production);
  2. la forte dynamique associative dont elle parait témoigner peut entretenir l'illusion d'un haut degré de "collectivisation" de la mise en valeur de la terre.
  • Les organisations fédératives

la communauté rurale de N'gnith appartient aux organisations fédératives suvantes:

L'UPROL (Union des producteurs de la rive ouest du lac de Guiers pour la rive Ouest) regroupe les producteurs des villages de cette zone. l'UPROL est une organisation fédérative créée dans le but de conjurer les effets négatifs l'émiettement des organisations de base; elle aété créée en 2004 et couvre plus de 30 villages.

Le Comité national chargé de la filière patate douce ( créé en 2002) est particulièrement présent dans la zone du lac de Guiers en raison de l'importance locale de cette culture; mais les comités pour l'oignon, pour la tomate et pour le maïs couvrent aussi la zone du lac.

  • Les associations de développement

Parallèlement aux unions, des associations locales de développement circonscrites à une partie de la zone du lac de Guiers ou à une communauté rurale encadrent les populations par la recherche de financements et l'appui d'ONG ou de projets nationaux. C'est le cas de l'Entente des groupements économiques du Diéri (EGED) pour la CR de N'gnith (de nder à Mallé et localités de l'intérieur du diéri)

les autres associations de développement intervenant dans la zone sont des antennes locales d'organisationssoit inter-régionales comme l'Association socio-économique sportive et culturelle des agriculteurs du walo(ASESCAW), soit nationales commes la fédération des GPF et la Fédération des Eleveurs.

L'ASESCAW dispose d'antennes locales dans les principaux villages centre du Lac et intervient dans des opérations diverses d'appui aux producteurs: accès aux intrants et à des credits de production additionnels, renforcement du système de credit rotatif des femmes, création de boutiques communautaires,etc.

La Fédération locale des GPF et la Fédération locale des Eleveurs, présentes dans les villages centre, sont des démembrements respectivement de la Fédération nationale des GPF et de la Fédération nationale des Eleveurs. L'action de ces organisations est limitée en raison de la faiblesse du niveau de formation des membres et des difficultés à trouver des partenaires techniques et financiers en dehors de l'Etat, qui les soutient et les encadre par le biais de ses services de tutelle décentralisés.

Les OCB

L’analyse de la dynamique sociale de la communauté rurale révèle une diversité des structures sociales.
Cependant, la plupart des OCB sont restés plus ou moins inactives du fait de :

L’enclavement de la zone ;

De la rareté de l’eau de production et de consommation. La recherche de l’eau de consommation les handicape pour toute autre activité de renforcement de capacité par manque de temps ;

La difficulté d’accès aux financements. Ce blocage s’explique par l’absence de reconnaissance juridique pour la plupart d’entre elles du fait que les membres ignorent les procédures de reconnaissance et les mécanismes de recherche de financement. La plupart des OCB, en l’occurrence les GPF se limite à un système de crédit rotatif en vue de satisfaire les besoins matériels relatifs à l’organisation des cérémonies.

Quelques institutions financières les appuient cependant dans le domaine du renforcement des capacités en l’occurrence :

GVEN (Global Economy Village Network) qui assure la formation en gestion financière du groupement féminin du village de Nder et qui finance d’autres groupements de la zone de Nder ;

ASESCAW qui finance les groupements de Nder ;

Le FDEA qui finance les groupements de la zone de Yamane ;

Il faut noter que Hunger Project a intervenu dans de nombreux villages de la communauté rurale dans le domaine du financement jusqu’en 2002 ;

Les besoins en renforcement des capacités subsistent surtout dans la mise en place de mécanismes d’accès à la reconnaissance juridique et à la maîtrise des mécanismes de financements.


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