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Communauté Rurale de Palmarin

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Historique                 Visiter le site Officiel de la communaute rurale

Autrefois Palmarin faisait partie du Royaume du Sine. Vers1785, Geoffroy de Villeneuve évoque cet épisode tragique de l'histoire du village : En suivant toujours la côte, on rencontre le village de Palmarin, appelé aussi le grand Guioala ou grand Joal. Situé à l'embouchure d'une rivière à laquelle il donne son nom, entouré d'un côté par la mer, de l'autre par des marais,ce village se croyait à l'abri de toute incursion.Les habitants, enhardis par leur position, refusèrent de payer les impôts, et massacrèrent même les collecteurs ; mais le bour-sin, ayant découvert un gué, passa dans l'île avec son armée, tomba à l'improviste sur les habitants, et les réduisit la plupart en esclavage .Au XIX° siècle on y pratiquait le commerce de l'ivoire et de la fourrure. En 1848, le comte Edouard Bou?t-Willaumez ,officier de marine et explorateur français, décrit ainsi l'environnement de Palmarin De Joal à Palmarin, la côte est coupée par de petites rivières ou marigois qui viennent déboucher à la mer, surtout pendant la saison des pluies : l'une d'elles prend le nom de rivière Goussau-Gué ; à 2 milles de cette rivière s'avance la pointe de Palmarin, reconnaissable à des touffes d'arbres fort distinctes, au milieu desquelles sont bâtis quelques-uns des villages de ce nom.


Géographie

Situé au sud de Joal et a 135 kms de Dakar,la communauté rurale de Palmarin se trouve dans l’arrondissement de Fimela, région de FATICK et s’étend sur une superficie de 77 km2. Elle est limitée : au Nord par la communauté rurale de Fimela sa seule limite continentale, à l’Ouest par l’océan Atlantique qui longe toute cette partie occidentale et au Sud et à l’Est par le bras de mer du Saloum (le bolong) qui le sépare de l’arrondissement de Niodior.Les villages sont alignés sur le même axe à proximité de la mer.Palmarin est une ancienne île devenue une presqu’île du fait de l’évolution géomorphologique de la zone et de la mise en place d’une infrastructure routière. Palmarin est un carrefour, un lieu de passage vers les îles du Saloum.

Djifére, port de pêche et d’embarquement vers les îles du Saloum et la pointe de Sangomar, est jusque là considéré comme une excroissance du village de Diakhanor. Palmarin est dans une zone géoclimatique caractérisée par la fragilité de son écosystème fortement entamé par l’avancée de la mer, la sécheresse et la salinisation des sols, ce qui a entraîné la dégradation du couvert végétal, la disparition de certaines espèces animales (pintades, biches), végétales et la baisse de la production agricole (riz par exemple). L’avancée de la mer, la remontée de la nappe salée et la fuite progressive de la nappe phréatique ont réduit le volume d’eau douce dans les puits. L’extension des tannes (terres ou la teneur en sel est très élevée) réduit de plus en plus la surface des terres cultivables éliminant toute velléité de pratique de cultures maraîchères.

En saison sèche, Palmarin offre le spectacle contrasté de lits craquelés de marigots asséchés ponctuant le paysage d’un site de palmiers marins a la beauté pittoresque, reste de verdure d’un passé jadis pluvieux et d’un habitat éclaté, expression d’une humanisation aux racines anciennes et profondes. C’est sur ce beau site ou vit une population appartenant a l’ethnie sérère et qui s’adonne a l’agriculture et a la pêche.

 


Administration

Palmarin fait partie de l’arrondissement de Fimela sise au département de Fatick dans la région de Fatick.Palmarin est une communauté rurale de la région de Fatick. Il est composé de quatre villages: Ngallou, Ngueth, Ngounoumane, Diakhanor.

 


Le PCR

Données Maire


Le Conseil Rural

Le Conseil a, à sa tète, un PCR qui est en son premier mandat. Il est relativement jeune et fait preuve de beaucoup de détermination. Mais il est attaché à un groupe de conseiller et c’est ce groupe qui est à l’origine de la plupart des initiatives du Conseil. En dehors de ce noyau autour du PCR, il est difficile de rencontrer des conseillers bien au fait des activités du conseil. Ce dernier est sur tous les fronts, même les plus élémentaires.Le conseil rural de Palmarin est confronté, également, à des problèmes financiers. A propos des ressources financières, notre constat est désolant. En effet, la communauté rurale n’est pas parvenue à recouvrer, ces dernières années, la moitié de la taxe rurale. Ce qui est préoccupant, d’autant plus que, selon le PCR, 60% des recettes prévisionnelles sont constituées de cette fameuse taxe rurale.Les fonds existant ne sont pas orientés vers les meilleures destinations. Ce qui aggrave la situation financière de cette collectivité locale.En résumé, l’ensemble des obstacles qui entrave le bon fonctionnement et les activités du conseil rural sont liés à :

Une faiblesse de la consultation populaire dans l’exercice des compétences transférées ;

Des ressources humaines très limitées caractérisées par un manque de formation, d’information et de mauvaises méthodes de gestion ;

Une mauvaise compréhension des textes de la décentralisation pour les citoyens et les élus locaux du fait de la complexité de celles-ci notamment concernant les procédures ;

Une insuffisance des moyens d’intervention du conseil rural liée à la faiblesse des ressources propres à la communauté rurale.


Economie

Palmarin vit de la pêche de l'agriculture et plus ou moins de l'élevage, mais s'ouvre aussi au tourisme, grâce à la plage, aux palmiers qui donnent son nom à la localité ainsi qu'au vin de palme. A proximité se trouve la Réserve Naturelle Communautaire de Palmarin , appréciée pour son paysage de mangrove, le calme et l'observation des oiseaux. S’il est évident que l’environnement, la lutte contre la pauvreté et l’approche genre sont des secteurs transversaux, force est de constater qu’il n’a pas été facile de faire leur diagnostic. En effet, les populations ne connaissent pas l’environnement en tant que tel et souvent lorsqu’elles parlent par exemple de problèmes de dégradation des sols, elles les lient plus à la baisse des rendements, donc à l’agriculture. Par ailleurs, la définition de l’environnement pose toujours problème aux spécialistes qui l’abordent chacun selon son école. Donc, par souci pédagogique et de lisibilité, il a été jugé opportun de traiter séparément les thèmes relatifs à l’environnement. C’est ainsi que ce dernier est traité en fonction de la perception que les populations en ont dans les domaines suivants : l’agriculture, l’élevage, la santé, la foresterie, l’hydraulique, etc. En outre, les préoccupations des femmes et des jeunes qui sont les couches les plus vulnérables sont prises en compte dans divers secteurs dont l’hydraulique et la santé. En effet, ces catégories sont les plus touchées par les difficultés d’accès à l’eau potable et aux soins de santé de qualité.

L'agriculture : une activité en déclin

L’agriculture palmarinoise est de type extensif et pluvial, ce qui la rend fortement tributaire de la pluviométrie. Cette dernière qui varie autour de 600 mm par an permet de cultiver :

l'arachide : la seule culture de rente constitue, aujourd’hui, la première spéculation de par sa production annuelle.

le mil : une culture traditionnelle qui constitue l’aliment de base des palmarinois. Il occupe une place de choix dans la civilisation sérère.

et le riz : une culture d’autoconsommation très prisée par les femmes mais, qui perd de l’importance dans l’activité agricole. (‘’Il y a quelques années, c’était une honte d’acheter du riz dans le village, chaque famille préparait à midi du riz cultivé.’’ des propos d’un groupe de femmes lors de l’auto diagnostic ). En outre, l’agriculture est caractérisée par son semi-modernisme. Elle n’est pas mécaniséeet le matériel agricole qui est vétuste, est essentiellement composé de : hilaire, houe et semoir.Par ailleurs, elle est la principale activité consommatrice de main d’oeuvre car elle occupe les 3/5 de la population qui emblavent en moyenne 950 hectares (ha) par an, soit 1.5 ha par ménage. Ainsi, l’agriculture est le pilier de l'économie locale. Cependant, elle est confrontée depuis quelques années à une baisse accentuée des rendements et par conséquent de la production ; en 1987 les rendements étaient de l’ordre de 800 à 900kg/ ha, actuellement ils sont estimés à 400kg/ ha (une baisse de 3.6 % par an). Ce phénomène est dû à plusieurs facteurs détaillés que sont : l’appauvrissement progressif des sols qui s’explique par : l’érosion éolienne consécutive au déboisement abusif,et la salinisation progressive des terres due à l’avancée de la langue salée qui constitue une véritable menace à la survie de cette collectivité locale en général et de l’agriculture en particulier. la mauvaise qualité des semences utilisées à cause de la méconnaissance des techniques de production et de conservation des semences de qualité L’analyse dudit tableau montre que la faible capacité organisationnelle des paysans a, aussi, une influence non négligeable sur cette baisse des rendements agricoles. En effet, leur manque d'initiative et le faible dynamisme de la coopérative agricole ne leur facilitent pas l’accès aux structures de financement du secteur agricole.Par rapport à la position stratégique de l’agriculture dans l’économie locale, les populations de Palmarin ont décidé de mettre l’accent, d’ici quelques années, sur l’augmentation des rendements des cultures céréalières. Pour ce faire, il a été retenu un certain nombre d’activités et d’actions qui devront permettre d’atteindre les objectifs spécifiques résumés dans le tableau N° 5. Nous pouvons citer parmi ceux ci : Améliorer la fertilité des sols en : luttant contre l’érosion éolienne et les pratiques culturales néfastes et L’utilisation de fertilisants organiques et chimiques pourrait aussi contribuer à l’atteinte de cet objectif.

L'élevage : une activité marginalisée par le système d’occupation de l’espace

L’élevage constitue la troisième activité économique de cette localité et mobilise théoriquement 33% de la population active. Force est de constater que ce chiffre est sous estimé par la population car celle- ci dans sa quasi - totalité est composée d’agro pasteur. Il est de type traditionnel basé sur des pratiques séculaires. En fait, l’élevage est plus pratiqué pour son utilité dans les travaux champêtres que pour sa valeur économique. Cependant,malgré son apparence d’être contemplatif, il constitue, pour la population palmarinoise, un mode de thésaurisation. Face à la progression de la pauvreté entraînée en partie par le déclin de l’agriculture, les populations ont décidé de relancer l’élevage afin de diversifier les sources de revenus desménages. Dans cette optique, il a été retenu aux problèmes d’alimentation du bétail dus à : un déficit fourrager causé en partie par la diminution des zones de pâturage et au coût élevé de l'aliment industriel.

La pêche : une activité inorganisée

Cette activité naguère sous estimée par les palmarinois, connaît un regain d'intérêt économique depuis cinq ans. Elle occupe 30 % de la population pour une flotte artisanale estimée à 600 pirogues équipées. Cette recrudescence de la pêche se justifie par la position côtière de la communauté rurale qui jouxte le bras de mer du Saloum et l'Océan Atlantique mais, aussi, par le déclin de l’agriculture. Nous retenons, qu’à présent, seuls 17% des pêcheurs sont des autochtones et disposent dans l’ensemble une dizaine de pirogues. En dépit de ce dynamisme, le développement de la pêche est contraint par divers obstacles divers L'inorganisation des différents acteurs (pêcheurs, mareyeurs, transformatrices,…) qui manquent véritablement d'initiatives corporatistes, Le déficit en infrastructures et équipements qui sont très vétustes et mal entretenus. Et la réduction de la faune maritime qu'explique le non-respect des périodes de reproduction, la mauvaise cueillette des huîtres et l'utilisation de matériels non réglementaires. C’est en vue de remédier à cette situation de précarité socioprofessionnelle que les pêcheurs ont décidé d'entreprendre. L’augmentation de la fréquence des accidents en mer est à : Non-respect des zones de pêche indiquées et méconnaissance des risques encourus.

 Le tourisme : un secteur en mal de décollage

Considéré comme le prolongement géographique de la Petite-Côte, la communauté rurale de Palmarin regorge d'énormes potentialités touristiques dont : la mer avec sa plage à perte de vue, et l'écosystème riche en diversité végétale et, aussi, animale. A cela, s'ajoutent les infrastructures suivantes : un hôtel de moyen standing et cinq réceptifs fonctionnels dont deux campements intégrés à Ngallou et Facao. Ces atouts, de l'avis des populations, semblent être sous-exploités à cause de : l'accès difficile aux réceptifs dû à l'état de la piste dégradée, l’insuffisance des actions de promotion commerciale de la "destination Palmarin" liée aux faibles capacités professionnelles et financières des gérants de réceptifs, et l'absence d'un personnel local qualifié qui justifie les retombées assez faibles que tirent la communauté dans ce secteur. Nonobstant l’analyse de ces contraintes, des propositions d’amélioration de l’activité touristique ont été dressées par les intervenants du secteur au niveau local. Ainsi, il est question de mettre en oeuvre, au cours des deux prochaines années, une stratégie promotionnelle de la ‘’destination de Palmarin’’. En pratique, il s’agit de :créer un site Web du tourisme à Palmarin, élaborer des plaquettes de présentation des produits touristiques dans la localité, créer un cadre local de promotion touristique en impliquant les ressortissants palmarinois, et aussi de contractualiser avec des opérateurs touristiques pour l’initiation des jeunes aux métiers du tourisme.

Le commerce et l'artisanat

Ces deux activités avec le transport et la communication viennent compléter les activités économiques et mobilisent 9 % de la population active.Malgré l’inexistence de marché (hebdomadaire) dans la localité, le commerce a atteint sa vitesse de croisière dans certains villages comme Djiffer (hameau) et Ngallou. En outre, la diversité des produits issus de Palmarin (sel, poissons, fruits de mer, produits forestiers etc.) a fini d’inciter la plupart des habitants à devenir des commerçants itinérants qui font le tour des marchés hebdomadaires des localités voisines (Samba Dia, Dioffior, Nguéniène et Joal). Cependant, l’une des contraintes de cette activité est le transport qui y est sous-développé.Actuellement, il nous semble judicieux d’étudier un projet de marché dans la collectivité locale où l’inorganisation du commerce constitue une perte énorme en matière de fiscalité.Quant à l’artisanat, ce sous secteur considéré comme une activité de fortune par la population, est exercé par des tacherons qui pratiquent différents métiers du genre : maçonnerie, menuiserie, cordonnerie, forgerons etc. Ils représentent, au plus, 1 % de la population active. Ces artisans ne se spécialisent pas dans un domaine bien défini. Généralement, ils sont des « touche à tout ».Ainsi, les obstacles qui entravent l’expansion de l’artisanat sont nombreux. Parmi ceux-ci les populations ont surtout évoqué l’absence de formation qualifiée (professionnelle), le sous-équipement des artisans qui, pour la plupart, ne disposent que de petits matériels et enfin, le manque d’organisation du sous secteur (l’absence d’un cadre organisationnel local).

Alors, pour satisfaire la forte demande locale en travaux d’artisanat, les artisans se sont prononcés en faveur d’une professionnalisation du secteur au niveau local. Dans ce sens, leur objectif serait de mettre en place un cadre de concertation et d’échange qui servirait de relais avec les autres instances du milieu artisanal telle que la chambre des métiers de Fatick. Une initiative qui pourrait engendrer une participation aux sessions de formation technique, un renforcement de leurs capacités en gestion d’entreprise artisanale. Elle leurs permettrait, également, de bénéficier des fonds d’appui à l’artisanat auprès des structures compétentes.

 

Le transport et la communication

En matière de transport, la localité est dotée d’une piste de latérite sur une distance de près de 20 km. Cette piste traverse l’ensemble des cinq villages de la communauté rurale. La liaison entre ces villages et les autres localités est assurée par des cars de transport en commun. En plus, la navette entre Palmarin et Dakar a lieu deux fois par jour.Par ailleurs, la collectivité locale dispose de six lignes téléphoniques sous forme de télécentre et trois à usage privé. Ce dispositif est limité dans le village de Ngounoumane, Ngueth et Séssène.

En dépit de ce système de transport et de communication assez considérable en milieu rural, les conditions de déplacement et de communication sont souvent déplorées par les populations qui évoquent l’état de dégradation des pistes avec des kilomètres de crevasses et l’augmentation régulière des prix du transport. La surcharge des cars de transport qui respectent très rarement les normes de sécurité requises, et les perturbations quasi-quotidiennes des lignes téléphoniques constituent également des inquiétudes des populations.En somme, les activités principales de la localité sont l’agriculture, la pêche et le tourisme. Ces activités ainsi que les autres s’appuient sur des infrastructures assez représentatives sur l’ensemble du territoire communautaire.Toutefois, toutes les femmes ménagères s’activent dans le domaine l’extraction du sel qui constitue leur principale activité économique suivie de la transformation et la commercialisation des ressources halieutiques. Le commerce connaît, également, un progrès depuis l’arrivée massive des pêcheurs saisonniers au courant des années 1990 et relance même les activités sociales.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Infrastructures et Equipements

Comme infrastructures et équipements à Palmarin nous distinguons :

un parc à vaccination installé à Ngueth et qui est pratiquement délaissé par les pasteurs, et un abreuvoir à Diakhanor non utilisé du fait de la distance avec les autres localités.La non fonctionnalité de ces infrastructures découle du faible dynamisme de la coopérative des éleveurs qui a en charge la gestion des équipements. Certains recherche montre que le cheptel est essentiellement composé de volailles (45%) et de bovins (17%). Ceci se comprend aisément en milieu sérére où la civilisation bovine prédomine. La production animale est peu consistante avec un boeuf abattu tous les quinze jours et deux caprins par jour. De même, la production laitière est de faible quantité avec deux litres de lait par vache lactante en période hivernale. La pêche est l’une des activités dominante et on y estime 600 pirogues équipées.

 


Education

Conformément aux taux de scolarisation du département de Fatick qui est estimé à 70 %, celui de la communauté rurale de Palmarin s’élève à 69 % . Un taux très contesté par les populations qui évoquent une scolarité beaucoup plus élevée de l’ordre de 80 %.Par ailleurs, la scolarité des filles est chiffrée à 62%. Les jeunes filles constituent 47% de l’effectif des élèves, soit un ratio garçon-filles de 1.09.

Le potentiel en infrastructure scolaire de la communauté rurale est composé de quatre écoles élémentaires publiques (deux à Ngallou, une à Ngueth et une à Diakhanor), d’une école élémentaire privée catholique à Ngounoumane, d’un collège d’enseignement moyen (CEM) situé entre Ngueth et Ngallou, de deux garderies d’enfants à Ngallou et Ngounoumane et enfin, de quatre écoles arabe dans les villages de Ngallou et Ngounoumane également. Ce plateau infrastructurel est, géographiquement, bien reparti au sein de la communauté rurale.

Cette collectivité locale abrite 1300 élèves encadrés par un personnel pédagogique de 25 enseignants. Elles sont gérées par des structures associatives dénommées : Association des parents d’élèves (APE) qui manifestent des faibles capacités dans l’accomplissement de leur mission.

 

 

 


Santé

La communauté rurale de Palmarin est dotée quelques infrastructures du point de vue sanitaire que sont :Deux postes de santé dont l'un est installé dans le village Ngallou et l'autre à Ngounoumane ;Deux dispensaires privés dont, l’un est détenu par la mission catholique à Ngounoumane et l’autre à Djiffe ;Un dépôt de médicament à Ngounoumane.Ce plateau médical est complété par un personnel qualifié composé de deux infirmiers chefs de poste au niveau de Ngounoumane et à Ngallou, d’un infirmier en retraite qui gère le dispensaire de Djiffer et d’un groupe d’auxiliaires en santé initiés aux soins primaires et qui jouent un rôle de relais dans les quartiers. Ceci traduit théoriquement une bonne couverture médicale avec en moyenne un infirmier pour cinq milles habitants sur un rayon de deux kilomètres. Cette couverture médicale traduit, également, une gestion relativement bonne des infrastructures sous la charge de comités de santé.Toutefois du fait de l’accroissement rapide de la population, ces atouts ne permettent pas de garantir la bonne santé à ces populations. Elles sont, souvent, victimes de pathologies dues, la plupart du temps, à leur faible prise de conscience en matière de santé publique. Encore que, malgré l’initiative de Bamako, les problèmes de médicament continuent de se poser faisant que les populations se soucient plus des soins que de la prévention. Ainsi, dans la collectivité locale, les problèmes se résument surtout à :

Un fort taux de prévalence du paludisme (plus de 60% des cas de consultation) causé par l’importance des eaux stagnantes, l’insalubrité des villages, et la prolifération des mauvaises herbes mais aussi par la faible utilisation des moustiquaires imprégnées ;

Un fort taux des maladies diarrhéiques dû à la prolifération du péril fécal et au non respect des règles élémentaires d’hygiène ;

Et à l’importance des affections oculaires qui touche, en général, les femmes exploitant le sel. En effet, le refus de porter des lunettes contre le soleil expose ces femmes à tous les risques liés à l’intensité des reflets solaires du sel.

Pour atténuer tous ces problème, la redynamisation des comités de gestion des postes de santé, une meilleure gestion des ordures ménagères et des eaux usées, la création d’un cadre de concertation et d’action pour la protection des exploitants de sel ainsi que l’acquisition d’une ambulance pour les évacuations, sont à l’heure des conditions plus que jamais nécessaires.


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