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Commune de Fatick

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Historique

Créée par la loi 84-22 du 22 février 1984 divisant l’ex - région du Sine - Saloum en deux entités distinctes, la région de Fatick couvre depuis 2002 une superficie de 7535 km²,suite au retrait de deux communautés rurales que sont Sadio et Taïf et leur rattachement au département de Mbacké.


Géographie

Elle est limitée au Nord et Nord - Est par les régions de Thiès, Diourbel et Louga, au Sud par la République de Gambie, à l’Est par la région de Kaolack et à l’Ouest par l’océan atlantique. Le climat est de type soudano - sahélien. La pluviométrie varie entre 600 et 900 mm aux années normales (1931 – 1985) et se distingue par son irrégularité durant cette dernière décennie, variant entre 400 et 600 mm.

La plupart des terres sont salées (0,5 à 3 g/l) avec une teneur en fluor assez importante (2 mg/l). Ces terres salées ou tannes, impropres à l’agriculture couvrent 266500 ha, soit 33,6 % de la superficie totale de la région. Elles sont surtout localisées dans les départements de Fatick et de Foundiougne et constituent des facteurs limitant pour l’agriculture et l’élevage. La population totale est estimée à 639 354 habitants en 2004.


Administration

Contenu Administration de la commune


Le Maire

Données Maire


Le Conseil Munucipal

Données Conseil Municipal


Economie

L'agriculture, l'élevage et la pêche constituent les principales ressources, mais, quoique sous-exploité, le potentiel touristique dans la région de Fatick est riche et diversifié.


Infrastructures et Equipements

Données


Education

Le système éducatif sénégalais repose sur deux piliers que sont l’enseignement formel et informel. L’enseignement formel dont il est question dans ce document, s’articule autour deux axes qui sont la demande scolaire et l’offre d’éducation. Cet enseignement se caractérise dans la région de Fatick par une insuffisance d’infrastructures et de personnel, mais aussi par une faible fréquentation scolaire notamment dans certaines localités, en particulier dans le département de Gossas.

Les statistiques ci-après vont permettre de se fixer sur le niveau actuel de l’éducation dans la région de Fatick. Elles permettront également de mesurer les efforts à consentir pour réussir ce challenge.

Offre d’éducation

Education préscolaire

Ce niveau d’enseignement a disposé, au courant de l’année scolaire 2003/2004, de 10 écoles totalisant 32 classes, qui ont accueilli 813 gamins sous la conduite de 32 éducateurs. Parmi les écoles préscolaires, 6 sont du secteur public et 4 du secteur privé comprenant respectivement 20 et 12 classes.

La répartition des effectifs préscolaires scolarisés montre que, sur un total de 790 élèves, 556fréquentent le secteur public, soit 68,4 %. Les 31,6 % restant, sont dans le privé (257 élèves).

Le taux de scolarisation demeure encore très faible au niveau du préscolaire (0,82 % en 2003

et 1,56 % en 2004). En effet, beaucoup de pesanteur d’ordre économique et sociologique sont autant de contraintes qui empêchent les parents à envoyer leurs enfants à l’école

L’enseignement élémentaire

L’enseignement élémentaire présente une capacité d’accueil de 2289 classes assurant un enseignement suivi par 107007élèves. Dans la région de Fatick, l’enseignement élémentaire privé contribue à la prise en charge de3,4 % de cet effectif soit 3689 élèves.

L’enseignement moyen

L’offre dans l’enseignement moyen, s’est chiffrée au courant de l’année 2003/2004 à 315 classes fréquentées par 14550 élèves.Le public est fréquenté par 13582 élèves, officiant dans 283 classes.Le taux de scolarisation dans l’enseignement moyen en 2004 a été légèrement supérieur àcelui de 2003 (24,75 % contre 23,94 %).Les résultats aux examens du BFEM en 2004, ont été beaucoup moins bons que ceux de 2003(46,92 % contre 54,90 %). Aucun département n’a été épargné. Les scores ont été partoutinférieurs à 50 %.

Répartition des effectifs et des classes de l’enseignement moyen en 2003/2004

Classes Effectifs

Public 283 13582

Privé 32 968

Total 315 14550

Source : Inspection d’Académie de Fatick

L’enseignement secondaire

L’enseignement secondaire dispose durant l’année scolaire 2003/2004 de 87 classes et 2944 élèves. Ces élèves ont à 97,4 % dans le public (2867). Très peu d’entre eux (77), soit 2,6 % sont dans le système privé. Le taux de scolarisation dans l’enseignement secondaire est de 10,5 % en 2004. Les garçons sont plus présents à ce niveau d’instruction avec un taux de 13,5 % contre 7,5 % pour les filles. Le taux de réussite au bac en 2004 a été satisfaisante avec 61,87 % d’admis contre 58,34 %, soit une augmentation de 3,53 points. Ce score est à mettre à l’actif des départements de Foundiougne et de Gossas (87,42 % et 78,82 % respectivement). Le département de Fatick a réalisé une mauvaise performance en 2004 (51,96 %), soit une baisse de 14,88 points parrapport à l’année précédente.

L’alphabétisation

Au total 11559 apprenants ont suivi dans la région de Fatick, en 2003/2004, des cours d’alphabétisation dans 4 langues du pays (Wolof, Poular, Sereer et Mandinka). Ces apprenants sont principalement (10580), soit 91,5 %. Ils ont été répartis dans 377 classes dont 338 CAL et 39 ECB. Les enseignés proviennent en majorité dans les départements de Gossas (4775) et de Fatick (3863).

Au vu des résultats ci-dessus, il apparaît que des efforts sont entrain d’être menés. Ils doivent être renforcés pour arriver à une scolarisation totale dans la région de Fatick.Pour y parvenir, l’implication de toutes les composantes de la population s’avère incontournable.


Santé

L’Etat du Sénégal a défini le secteur de la santé comme prioritaire au développement de la nation. En 1991 par une circulaire (N° 1753 du 15 mars), le système de la santé fut réformé avec la création de 45 zones opérationnelles appelées district. Cette décentralisation était renforcée en 1996 par la loi 96-06 du 22 mars portant code des collectivités locales,transférant les compétences en matière de santé au niveau local. Le District de Fatick couvre une superficie de 1931 Km²et est limité au nord par les Départements de Bambey et Mbour, au Sud par le Département de Foundiougne, à l’Est par le département de Kaolack et à l’Ouest par le district de Dioffior. Sa population totale est estimée à 205.914 habitants avec une densité de 107 habitants/km². Le district de Fatick comprend :

  • 01 centre de santé
  • 29 postes de santé
  • 22 maternités rurales
  • 01 brigade d’hygiène
  • 73 cases de santé dont 27 fonctionnelles
  • 02 médecins
  • 05 sages femmes
  • 21 infirmiers
  • 64 ASCs et matrones

L’introduction du programme de développement sanitaire et social (1998-2007) a permis à l’état du Sénégal de développer une politique de prise en charge des problèmes majeurs identifiés dont souffrent les couches les plus vulnérables et parmi lesquels on peut identifier:

Une mortalité infanto juvénile élevée de 121/cent mille (source : district sanitaire) du fait de lamalnutrition, des maladies diarrhéiques, des maladies cibles du PEV, du paludisme et des infections respiratoires aiguës. Un indice synthétique de fécondité relativement élevé de 36/1000. (source : District sanitaire) L’accentuation de la pauvreté, surtout au niveau des groupes cibles les plus vulnérables.

La situation nutritionnelle

C’est dans ce contexte que s’opèrent les programmes de lutte contre les principales causes de mortalité et de morbidité, dont le programme de renforcement de la nutrition.Dans le cadre de sa politique de santé, World Vision a pu à travers son projet de renforcement nutritionnel, contribuer à la mise en oeuvre de la phase I du Programme de Renforcement de la Nutrition dans le district de Fatick et de ce fait à la réduction de la malnutrition.C’est ainsi qu’après plus de 2ans de partenariat avec la Cellule de Lutte contre la Malnutrition, l’Agence Exécution Communautaire World Vision a pu à travers la mise en oeuvre du projet de renforcement nutritionnel obtenir les résultats suivants :


Sports et Loisirs

Données Sportives


Vie Associative

Liste des Associations et OCB


Informations Pratiques

La baisse du taux de malnutrition de 31% en mai 2004 à 13 % en octobre 2006 (données de suivi mensuel des sites) Le pourcentage couples mères-enfants (0-36 mois) touchés par le programme a faiblement augmenté de 82% en mai.2004 à 83% couples mères enfants (0-36 mois) en octobre 2006 Les résultats des Enquêtes menées en 2005 sur les Connaissances pratiques et couvertures ont également donné les résultats ci-dessous (voir tableau) :

Cependant, malgré ces performances, des contraintes dans la mise en oeuvre ont été identifiées durant cette phase et classées en quatre sous axes :

a. Dans le domaine de la Planification

Faible implication des Collectivités Locales dans la prise en charge de la malnutrition dans leurs zones respectives dès la mise en place du programme,non appropriation du programme par les ICP, ce qui entraîne une insuffisance ou absence de supervision des techniciens de santé.Problème de coordination entre ICP et Agent Communautaire : on a constaté aussi queles agents communautaires ne respectent pas le circuit de l’information dans l’acheminement des rapports.

Absence ou négligence des cadres de concertation des acteurs (CL, District, ONG)

Non implication des bénéficiaires dans la planification des activités

 

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