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Communaute Rurale de Malicounda

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Historique                   Visitez le site officiel de la Commune

Née de la loi n°72-25 du 25 avril 1972 instituant des communautés rurales au Sénégal, malicounda est une collectivité locale, personne morale de droit public, dotée de l’autonomie financière. Elle est constituée par un certain nombre de villages appartenant au même terroir, unis par une solidarité résultant notamment du voisinage, possédant des intérêts communs et capables ensemble de trouver les ressources nécessaires à leur développement. Elle est composée de 22 villages du fait de l'érection de Saly en Commune.

La Liste des 21 villages de la Communauté Rurale de Malicounda :

  1. Falokh Sérère
  2. Falokh Wolof
  3. Fandane Sérère
  4. Fandane Wolof
  5. Keur Balla Lô
  6. Malicounda Bambara
  7. Malicounda Sérère
  8. Malicounda Wolof
  9. Mballing
  10. Mboulème
  11. Nianing
  12. Pointe Sarène
  13. Roff
  14. Sidibougou
  15. Sintiou Mbadane
  16. senthiou mbadane pheul
  17. Soussane Bambara
  18. Soussane Sarène
  19. Takhoum Sérère
  20. Takhoum Wolof
  21. Warang Sérère
  22. Warang Socé

Géographie

La Communauté Rurale de Malicounda est située au Sud de l'arrondissement de Sindia, département de Mbour, dans la région de Thiès, à l'Ouest du Sénégal à moins de 100 km de Dakar, la capital du pays. Elle couvre une superficie de 124 km², selon les statistiques tirées de la Direction de l'Aménagement du territoire.
Elle est limitée au Nord par la Communauté Rurale de Sindia, au Sud par la Communauté Rurale de Nguéniène, à l'Est par la Communauté Rurale de Sandiara et à l'Ouest par l'Océan Atlantique et la Commune de Mbour.

Carte Google Maps

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La communauté rurale de malicounda comprend un domaine continental et un domaine maritime où sont essentiellement implantés un principal site hôtelier du Sénégal (Nianing). la population se répartit sur 3 principaux pôles :

  • Le pôle Nord-Est, caractérisé par un habitat diffus multipolaire don Keur Maïssa siège du conseil rural est le centre en raison de ses fontions administratives.
  • Le pôle de Nianing, au centre du territoire de la Communauté rurale est plus restreint dans l’espace qu’il occupe en raisons de deux forêts chassées qui le sépare du 3ème pôle.
  • Le pôle centré sur Pointe Saréne, principal village de la zone, est situé à l’extrême Sud de la communauté rurale.

Elle ceinture la Commune de Mbour et s'adosse sur une façade maritime d'environ trente (30) kilomètres de longueur jusqu'à Pointe Sarène au Sud de la petite côte.

Elle est érigée en Communauté Rurale avec la mise en application de la réforme administrative, territoriale et locale de 1972 (loi n° 72-25 du 25 avril 1972). Elle est composée de 21 villages dont Mballing qui est un village de reclassement social (Voir la carte)

Relief : Le relief est généralement plat. On rencontre cependant quelques formations dunaires le long de la frange maritime, ainsi que des bas-fonds au Nord-Est et au Sud de la communauté rurale.

Sols :

  • les Sols Dior qui constituent 80% des terres de la communauté rurale sont utilisés principalement pour les cultures vivrières (mil, niébé) mais aussi pour l’arachide, la pastèque, l’oseille. Ce sont des sols fragiles, dénudés et fortement lessivés. Ils ont une capacité de rétention d’eau très faible.
  • Les Sols Deck Dior qui représentent 10% des terres, sont propices à la culture du Sorgho, du manioc et du maraîchage. Ils sont localisés dans le terroir villageois de Takhoum, du côté de la frange maritime, à Mballing et à Warang.
  • Les Sols Deck qui recouvrent 5% des terres sont des sols durs, difficiles à travailler. Ils sont utilisés pour l’arboriculture, le maraîchage et la culture du Sorgho. Ces terres se localisent à l’Ouest, en particulier dans les terroirs villageois de Roff, Pointe Sarène et Nianing. Pour l’essentiel, ce sont des bas fonds.
  • Les Tanns occupent 5% des terres de la communauté rurale.

Les sols de la communauté rurale se caractérisent par la baisse de leur fertilité à laquelle s’ajoutent des facteurs aggravants tels que l’érosion éolienne et côtière.

Par ailleurs, on note une insuffisance des terres cultivables mais aussi un parasitisme qui se manifeste par la présence du striga

Végétation/Faune: La végétation est clairsemée. Elle est constituée d'acacia albida (kadd), d'adansonia digitata (baobab), de Parinari macrofilla (pommier du Kayor), de Guiera sénégalensis (Nguer), de Ziziphus mauritiana (jujubier), de Balanites aegyptiaca (soump), de combretum glutinosum et combretum micrantum.
Elle connaît cependant une nette régression liée d'une part, à l'action de l'homme et d'autre part, à la sécheresse qui perdure depuis plus de trois décennie. Il existe dans la communauté rurale deux (02) forêts classées :

  1. Nianing : 3100 ha
  2. Balabougou : 1160 ha

Une partie de la forêt classée de Nianing est concédée aux populations qui jouissent de contrats de culture dont les clauses incluent des actions de reboisement.

Les feux de brousse sont quasi-inexistants ; néanmoins, dans une perspective de prévention, les populations sont sensibilisées. Elles ont constitué dans certains villages des comités de vigilance pour faire face aux éventuels feux. Il faut noter que les actions de reboisement sont encore très timides ; on note cependant la réalisation d’un bois de village d’une superficie de 2 ha à Malicounda Bambara à l’actif du GPF dudit village.

La faune est quant à elle composée des espèces suivantes :

  • Oiseaux : tourterelles, charognards, francolins, pintades, canards et hérons ;
  • Rongeurs : lièvres, rats, souris, écureuils ;
  • Reptiles : margouillats, lézards, serpents ;
  • Singes, chacals, hyènes, phacochères.

Hydrographie :

Les principales vallées mortes identifiées dans la communauté rurale sont :

  • Thiamassas qui traverse les terroirs villageois de Roff, de Peulga et de Pointe Sarène
  • Mballing qui est une langue salée, traverse les terroirs villageois de Mboulème et de Mballing
  • Wanel qui traverse les terroirs villageois de Mbourokh et de Soussane
  • Tano qui borde les terroirs villageois de Sinthiou Mbadane et de Keur Massyla Guèye.

Le niveau de la nappe phréatique a baissé en raison de la sécheresse qui sévit depuis quelques années.

Elle se situe à :

  • 15 mètres dans le secteur de Takhoum ;
  • 10 mètres dans la frange maritime (Nianing, Warang)

Climat : Le climat est de type sahélien avec deux saisons : une saison sèche qui dure de novembre à juin et une saison des pluies qui dure de juillet à octobre. La zone de la petite côte bénéficie d'un climat côtier avec comme vents dominants, l'Alizé, la brise maritime et l'harmattan en saison sèche. La mousson ne souffle qu'en saison des pluies.

Pluviométrie : La communauté rurale se trouve dans l'Isohyète des 500 mm. Depuis plusieurs années, la pluviométrie est déficitaire et mal répartie dans le temps et dans l'espace, ce qui a engendré la baisse continue de la production agricole

Données Démographiques

La communauté rurale de Malicounda compte 40.000 habitants environ (dernier recencement 2002). Le taux de croissance est de l'ordre de 3,5% par an. La densité moyenne est de 310 habitants au km². Ce taux assez élevé a engendré des difficultés liées surtout à l'insuffisance des terres. Cette situation résulte en grande partie d'un flux migratoire positif très important du fait des enjeux économiques que renferme la zone côtière de la communauté rurale (tourisme).

Répartition Ethnique

Cette population est composée de : Sérère : 70%, Bambara : 15%, Wolof : 10%, Peulh : 4%, Autres : 1%. Les différentes ethnies cohabitent dans la concorde et la paix, compte tenu de l'existence de liens familiaux très anciens.


Administration

Cadre instutitionnel et dynamique organisationnelle

La communauté rurale de Malicounda est crée par le décret du 24 juillet 1972 (journal officiel de la république du Sénégal du 16 septembre 1972) pris en application de la loi n° 72-25 du 19 avril 1972. On peut mettre en évidence plusieurs types d'organisations sociales ou administratives qui se distinguent parfois par différents processus de prises de décisions.

Le Chef de Village

Généralement issu de la chefferie traditionnelle, il est nommé à ce poste par le Ministère de l'Intérieur selon des critères prenant en compte l'expérience, l'âge, les aptitudes morales. Ses attributions sont définies dans les décrets n° 72-636 du 29 mai 1972 et n° 96-228 du 22 mars 1996. Il est le représentant des autorités administratives et locales dans le village. (Consulter la liste des chefs de Village)

Le Conseil Rural

Organe délibérant de la communauté rurale est composé de conseillers élus pour 5 ans. Le conseil rural élabore le Plan Local de Développement et donne son avis sur tous les projets de développement concernant tout ou une partie de la communauté rurale.
Il donne son avis sur : les allocations, secours et subventions de toutes natures, lorsqu'elles intéressent un membre ou un organisme de la communauté ou l'ensemble de la communauté rurale ; l'organisation du service de l'état civil dans la communauté rurale ; l'organisation des audiences foraines ; et le régime des jachères collectivités et leur modalités de détail, de défrichement et d'incinération.

La sous-préfecture

Le Sous-préfet est le représentant de l’Etat dans les communautés rurales, seul habilité à s’exprimer au nom de l’Etat devant le conseil rural. Il veille à la sauvegarde des intérêts nationaux, au respect des lois et de l'ordre public. En outre, il exerce le contrôle de légalité et de contrôle budgétaire et veille à l'exercice régulier, par les communautés rurales de leurs compétences.

Il est le président du CERP et le représentant de l’Etat auprès des collectivités locales de l’arrondissement de Sindia.

Ses attributions sont définies dans le décret n° 72-636 du 25 mars 1972 modifié par le décret n° 96-228 du 22 mars 1996.


Le Président de Communauté Rurale

Le président du conseil rural de Malicounda est l'organe exécutif du conseil rural élu en son sein. Il est assisté dans sa tâche par deux vice-présidents élus comme lui au sein du conseil rural, pour la même durée de 5 ans. Le président, tout comme les vice-présidents, résident obligatoirement dans la communauté rurale.

Mr Thiéwoulé Cissokho est le Président du Conseil Rural, il est élu le 22 Mars 2009 lors des élections électorales.


Le Conseil Rural

Le conseil rural, organe délibérant de la communauté rurale, est composé de conseillers ruraux élus au suffrage universel pour un mandat de cinq (05) ans. Il vote le budget, prend des décisions en matière d’investissement, veille au développement et à la promotion des activités des populations, contribue à l’éducation et à la protection de l’enfant et de la famille, affecte et désaffecte les terres du domaine national situées dans la communauté rurale.
La communauté rurale de Malicounda compte quarante six (46) membres dont trois (3) femmes.

La liste des quarante six (46) conseillers ruraux:

Prenoms

Noms

Contact

1

Thiéwoulé

Cissokho

 

2

Pape Ibrahima

Thioub

 

3

Boukary

Diakhaté

 

4

Maissa

Faye

 

5

Bakary

Faye

 

6

Michel

Sene

 

7

Bouré

Diouf

 

8

Ousmane

Diome

 

9

Abdou

Souw

 

10

Pape Seni

Bassene

 

11

Cheikh

Seye

 

12

Abdoulaye

Guène

 

13

Malick

Diouf

 

14

Dame

Faye

 

15

Moussa

Dieye

 

16

Thiare

Gueye

 

17

Modou

Ndiaye

 

18

Joe Latyr

Ndione

 

19

Souleymane

Cissokho

 

20

Boubacar

Doucouré

 

21

Jean

Sarr

 

22

Mamadou

Diarra

 

23

Jean Noel

Sarr

 

24

Ngore

Ndiaye

 

25

Mody

Touré

 

26

Aliou

Cissokho

 

27

Pape

Sene

 

28

Abdou

Diagne

 

29

Boubacar

Sene

 

30

Fatou

Fall

 

31

Ibou

Keïta

 

32

Remon

Ndiaye

 

33

Moussa

Diouf

 

34

Serigne

Diop

 

35

Tisline

Fall

 

36

Namory

Barry

 

37

Kalidou

Cissokho

 

38

Aliou

 

39

Modou

Diouf

 

40

Djiba

Sidibé

 

41

Ablaye

Diallo

 

42

Ibrahima

Diall

 

43

Birane

Fall

 

44

Ibrahima

Kendé

 

45

Grégoir

Ndiaye

 

46

 

 

 

 

Trois parties politiques y sont représentés : le Parti Démocratique Sénégalais (PDS), le Parti Socialiste (PS), et l'Alliance des Forces du Progrès (AFP).
Dans le cadre de son fonctionnement, le conseil rural s'appuie sur des commissions spécialisées qui sont au nombre de onze (11).


Economie

Plusieurs types d'activités sont pratiqués dans la communauté rural mais ceux qui englobent le plus d'actifs sont l'agriculture, l'élevage, la pêche, le commerce, l'artisanat et le tourisme.


Les secteurs productifs

Agriculture

Agriculture sous-pluie : C'est la principale activité agricole de la communauté rurale. Elle est essentiellement pratiquée dans la zone continentale. Les principales spéculations sont : l'arachide, le mil, le niébé, le manioc, la pastèque et l'oseille. Le Sorgho est surtout cultivé dans les terroirs de Mboulème, Nianing et Pointe Sarène.

Le tableau suivant présente les productions, les superficies et les rendements des principales spéculations durant la campagne agricole de 2002-2003.

• Surface cultivable : 10240 ha
• Surface cultivée : 8.205 ha

Spéculation

Production (tonnes)

Superficies cultivées

Rendement kg/ha

Mil

3058,758

4677 ha

654

Arachide

1437,751

2051 ha

701

Sorgho

740,460

1148 ha

645

Niébé

85,251

181 ha

471

Manioc

127,182

41 ha

3102

Source : CERP Sindia

• Maraîchage et Arboriculture

- Maraîchage : La communauté rurale dispose de zones propices aux cultures maraîchères, ce qui a permis de réaliser les projets suivants :

• Takhoum : 25 ha ;
• Malicounda : 2,5 ha pour les femmes ;
• Keur Balla Lô ;
• Mballing ;
• Warang Socé et Sérère: 05 ha;
• Nianing (réalisé par la mission catholique) ;
• Ngogour ;
• Keur Samba Laobé (réalisé pour les réfugiés) ;
• Pointe Sarène ;
• Sidibougou.

Il faut noter la réalisation du forage de Takhoum destiné principalement au maraîchage (25 ha aménagés).

Les principale spéculations sont : l'oignon, la tomate, l'aubergine, le gombo, la laitue, le choux, le piment etc…

- Arboriculture

Les exploitations arboricoles sont concentrées dans les villages de Warang, Nianing, Soussane, Malicounda, Malicounda Bambara, Malicounda Sérère, Sidibougou et Keur Balla Lô.
Les contraintes du secteur agricole sont libellées comme suit :

• Baisse de la fertilité des sols ; • Parasitisme des sols (striga, sauteriaux, criquets,…) ; • Déficit pluviométrique ; • Avancée de la langue salée (Pointe Sarène) ; • Baisse du niveau de la nappe phréatique ; • Insuffisance des intrants ; • Vétusté du matériel agricole ; • Difficulté d'accès au crédit ; • Insuffisance des terres agricoles ; • Manque de formation des producteurs.

Cependant, des contrats de culture sont en cours de négociation avec les autorités de la forêt classée pour pallier partiellement à ces difficultés, notamment celles liées aux problèmes d'accès à la terre.

Elevage

Le cheptel du département de Mbour est estimé à 76.600 bovins, 175.000 petits ruminants, 35.000 équins. On rencontre trois (03) types d'élevage dans la communauté rurale de Malicounda :

• le grand éleveur peul (50 à 100 têtes) qui exploite un grand nombre de bovins et de petits ruminants , surtout des caprins. Cet élevage est basé sur la transhumance à la recherche de pâturage.
• L'élevage semi-sédentaire, pratiqué par les sérères qui détiennent moins de têtes que les peuls ; (30 à 50 têtes) : Ce système est basé sur l'exploitation des zones de pâturage tout autour de leur terroir. En saison sèche, après les récoltes, les résidus de culture sont exploités pour les troupeaux .
• L'élevage sédentaire dont l'effectif est souvent moins important. Pour ce système, les résidus de récolte de la culture des céréales, les fanes d'arachide et de niébé ainsi que les tourteaux d'arachide, sont utilisés pour l'alimentation des animaux.

Les taux d'exploitation du cheptel se situent entre 2,8 et 9,6 % pour certaines espèces. Ces taux sont relativement faibles.

Les produits issus de cette exploitation sont principalement : la viande, le lait, les cuirs et peaux et la vente d'animaux sur pied au niveau des centres urbains ou des marchés hebdomadaires.

La situation zoo-sanitaire est satisfaisante dans l'ensemble du département de Mbour ainsi que dans la communauté rurale de Malicounda.

On dénombre actuellement l'existence de 05 (cinq) parc de vaccination dans la communauté rurale où aucune épidémie n'est dépistée à la date du 14 avril 2004: Mboulème (en mauvaise état), Sinthiou Mbadane, Nianing, Malicounda et Takhoum.

L'abreuvement du cheptel se fait à travers les forages de Fandane et Roff qui disposent d'abreuvoirs fonctionnels, tandis que la plupart des éleveurs utilisent les puits qui, parfois manquent d'eau.

En ce qui concerne l'aviculture, on distingue :

• L'aviculture villageoise est pratiquée au niveau de toutes les concessions de façon rudimentaire.

• L'aviculture industrielle : Des Groupements de Promotion Féminine ont bénéficié d'un appui extérieur (Belgique, Italie) et pratiquent l'aviculture moderne. Entre autres : Le poulailler de Fandane Wolof - Le poulailler de Sinthiou Mbadane Sérère

Les contraintes :

• l'insuffisance des zones de pâturage ;
• le vol de bétail ;
• la vétusté des parc de vaccination ;
• la difficulté d'accès aux crédits ;
• l'absence d'abattoirs modernes ;
• l'insuffisance des points d'eau pour l'abreuvement du bétail ;
• la cherté des aliments de bétail ;
• le manque de formation des éleveurs.

La pêche

La pêche est pratiquée le long de la côte située à l'ouest de la communauté rurale, precisement à Pointe Sarène. . Elle est surtout artisanale et donne lieu à des activités de transformation des produits de la mer (Kétiakh ou poisson fumé), guedj ou poisson séché, Yett, Touffa).

On distingue deux types de pêche :

• la pêche artisanale pratiquée par les autochtones ;
• la pêche industrielle pratiquée par les chalutiers .

Les espèces dominantes sont : sompate, sardinelle, dorade, thiof, doy, diay, seiches, yette, touffa, soles, guisse, etc…

Les engins de pêche utilisés sont les filets dormants, la ligne, la senne tournante et la senne de plage (mbal law). Les autres équipements sont constitués de pirogues motorisées, de pirogues glacières et de pirogue à voile.

Plusieurs GIE composés de femmes s'adonnent aux activités de transformation : salage, échage, fumage. Ils bénéficient du financement du projet PAPEC.

Les sous-produits transformés sont : Kétiath, guédji, yette toufa.

Les contraintes du secteur sont les suivantes :

• faible niveau d'équipement des pêcheurs;
• pillage des ressources halieutiques par des méthodes de pêche inadaptées;
• insuffisance de la formation des acteurs;
• difficulté d'accès au crédit;
• insécurité en mer des pêcheurs;
• faible capacité de conservation des produits.


Le commerce et l'artisanat

Commerce

Le commerce est assez développé dans la communauté rurale. Il existe cinq (4) marchés permanents : Malicounda Bambara, Nianing, Mballing, et Malicounda Wolof.

C'est essentiellement le commerce de détail, de pâte d’arachide pratiqués par les femmes, principalement des denrées dites de première nécessité mais aussi des produits halieutiques (kéthiakh), du bétail et la production maraîchère et horticole (mangue).

L'essentiel des échanges économiques se fait avec la commune de Mbour. Le secteur devrait davantage bénéficier de la forte demande en produits de tous genres émanent des hôtels situés dans la partie côtière de la communauté rurale.

Les contraintes sont :

• Absence d'un marché hebdomadaire ;
• Accès difficile au crédit ;
• Absence de commerce de gros.

L'Artisanat

On distingue l'artisanat d'art et de service. Les corps de métiers qu'on rencontre généralement sont : la poterie, la teinture, la couture, la maçonnerie, la forge, la menuiserie, le sculpture, la mécanique, la soudure, la cordonnerie etc…Ce secteur est grand pourvoyeur d'emplois et offre en même temps une grande possibilité de formation.

La participation de l'artisanat au PIB du Sénégal est passée de 12% en 1992 à 9,18% pendant la période de 1996-2001. L'artisanat dit de production et l'artisanat de service sont confrontés à des problèmes d'installation, d'équipement, de financement, de formation et de perfectionnement.

Il est impératif de trouver des solutions à ces différents problèmes pour que le secteur puisse bénéficier des opportunités offertes par le marché américain dans le cadre de l'AGOA.

L'artisanat ne se développe pas dans la communauté rurale du fait de l’erection de Saly en commune. Mais on peut noter également la présence de plusieurs boutiques d'antiquités qui sont cependant gérées aux profit des hôteliers.

• La création de boutiques d'antiquités dans le village de Nianing, pour le compte des populations locales rapprocherait davantage le secteur touristique des populations locales, ce qui entraînerait un accroissement de leurs revenus.

• La création d'un village artisanal pour le compte de la communauté rurale constituerait un atout certain.

Les contraintes :

• L'insuffisance de matières premières ;
• La difficulté d'accès au crédit ;
• Le manque de formation ;
• L'insuffisance de partenaires ;
• Le manque d'organisation des acteurs.


Le tourisme

Le tourisme connaît un grand essor dans la zone maritime particulièrement à Nianing et Warang. La zone recèle encore d'importantes potentialités qui restent non exploitées. Les infrastructures sont composées d'hôtels, de nombreux campements et d'auberges.
La Société Aménagement de la Petite Côte (SAPCO) dont la direction se trouve à Dakar est compétente en matière d’aménagement touristique.

Cependant, l'impact du tourisme est encore timide dans le développement de la communauté rurale, malgré le renforcement substantiel enregistré par le budget du conseil rural du fait du versement par la SAPCO de quelques redevances fiscales.

Les meilleurs sites de la communauté rurale, ne participent pas efficacement à la lutte contre la pauvreté dans le terroir.

La création d'un centre de formation aux métiers touristiques pourrait permettre aux jeunes du terroir désireux d'embrasser la carrière hôtelière, d'y être formés.

Les contraintes :

• Le faible apport du tourisme sur les autres secteurs économiques (agriculture, élevage) ;
• Le perversion des mœurs ;
• L'insuffisance des emplois offerts aux autochtones ;
• L' occupation anarchique et accélérée de domaine publique maritime ;
• L'insécurité des populations et des touristes ;
• L'interdiction des plages aux populations locales ;
• L'occupation par les hôtels de sites précédemment exploités pour l'agriculture et la pêche.


Infrastructures et Equipements

La communauté rurale de Malicounda est en plein essor. Certes les besoins des populations sont encore loin d'être satisfait du fait de la démographie galopante, mais la collectivité compte une pléthore d'infrastructures socio-économiques de bases (achevées ou en cours de réalisation) que sont:

Les infrastructures hydrauliques

La communauté rurale compte 10 forages (Fandane, Keur Massyla, Takhoum,Malicounda Bambara, Mboulème, Pointe Sarène, Malicounda Wolof, Nianing, Soussane, Roff) dont certains sont en panne.
Un réseau d’adduction d’eau potable de la Société des Eaux (S.D.E) dessertNianing, Pointe Sarène, Warang, Mballing

Les infrastructures Sanitaires

Il existe 6 postes de Santé et 6 maternités rurales localisés à, Keur Meïssa, Nianing,Takhoum, Malicounda Bambara, Warang, Pointe Sarène.
Un pharmacie privée à Nianing, de nombreuses cases de santé.

Les infrastructures scolaires

Il y a dans la communauté rurale des écoles maternelles dont 1 privée, des écolescommunautaires pour l’éveil de la petite enfance, des collèges de proximité , des écolesprimaires dont 2 privées . Le taux brut de scolarisation est de 75,79 %.

Les infrastructures routières

L’espace communautaire est connecté à un réseau de routes et de pistes dont 53 km deroutes bitumées et 36 km de routes latéritiques. La plupart des axes reliant Mbour au reste dela communauté rurale sont sablonneuses.

Les infrastructures de télécommunication

Il faut d’abord noter la faible couverture en réseau électrique de la communauté rurale.La communauté rurale dispose d’un réseau Téléphonique.Il y a donc un déséquilibre notoire d’un espace à un autre de la communauté rurale en ce quiconcerne le téléphone ; les villages les plus proches de Mbour étant les mieux dotés.L’alternative à cette situation devrait être l’apport du téléphone cellulaire.Mais cette nouvelle opportunité a ses contraintes : coût des appareils et descommunications très élevés pour le monde rural. Il est important de faire remarquer que lacouverture radiophonique et télévisuelle est t proximité avec Dakar ( moins de100 km).


Education

1. l'élémentaire

Selon le document élaboré par la Cellule de la planification de L’IDEN de Mbour à la date avril 2008, la situation de l’élémentaire dans la communauté rurale de Malicounda se présente comme suit :

INTITULE

PUBLIQUES

PRIVEES

TOTAL

OBSERVATION

Nbres d’écoles

31

05

36

 

Nbres de classes

182

29

211

 

Nbre de cours

201

29

230

 

Effectif total

7901

1176

9077

TBS : 126.45%

Nbre de CDF

8

0

8

25.80%

Nbre de CMG

7

0

7

22.58%

Nbres d’écoles sans clôture

9

-

9

29.03%

Nbre d’écoles sans point d’eau

15

-

15

48.39%

Nbre d’écoles sans HB

11

-

11

35.48%

Nbre d’écoles sans bibliothèque

25

-

25

80.65%

A la lumière des informations données, les résultats du CFEE dans la communauté rurale de malicounda de l’année scolaire 2006/2007, se présentent comme suit :

  • Sur les 29 écoles que compte la communauté rurale, seules 11 ont obtenu un taux de reussite de 50% et plus :
  • 10 écoles ont un taux de reussite qui varie entre 25 et 50¨%
  • 3 écoles ont obtenu entre 17 et 25%
  • Et 5 écoles n’avaient pas de classe de CM2

Malgré les effort considérables consentis par l’Etat, la communauté rurale et les mécènes, qui sont à saluer force est constater qu’il ya beaucoup de problémes dans le cycle élémentaire dans la communauté rurale de malicounda.

Les contraintes:

  • Manques d’infrastructures et moblires (Déficit en salles, en tables bancs, bibliothèque, murs de clôture, blocs sanitaires)
  • Probleme de distance à parcourir pour joindre l’école
  • Manque d’implication des populations dans la gestion des questions scolaires
  • Manque d’ojectivité dans le choix des lieux où il doit y avoir des classes à constriure
  • Baisse de niveau des éléves

2. Le Moyen-secondaire

Dans lesecteur de l’enseignement moyen secondaire, la communauté rirale compte sept (05) collèges d’enseignement moyen (CEM) dont 04 publics (Malicounda, Nianing, Mballing, Takhoum ) et 01 privés. Les CEM pulics compte 28 classes pédagogiques et 1141 élèves tandis que les CEM privés comptent 3 classes pédagogiques.
Il n’existe pas de lycée dans la communauté rurale de malicounda. Pour total de 1171 élèves dans le secteur de l’enseignement moyen secondire, le TBs est 31.64%.
Malgré un taux d’acceès à léducation primaire qui a considérablement augmenté, le taux d’achèvement reste toujours faibles (45,6%).

Toutefois, l’enseignement moyen secondire connaît de nombreuses difficultés qui sont entre autres

  • Eloignement des distances entre le CEM et la population
  • Dépertdition scolaire qui devient plus accrue : malgré un bon départ au niveau de l’éducation primaire, les enfants quittent très rapidement l’école
  • Faibles taux de maintien des enfants à l’école du faitr de la pauvreté et des mariages et grossesses précoces chez les filles
  • Manque de motivation des enseignant
  • Manques d’infrastructures et moblires (Déficit en salles, en tables bancs, bibliothèque, murs de clôture, blocs sanitaires)

Les Daaras et autre

Quant aux daaras, il en existe en moyenne deux (02) par village, tandis qu'à Malicounda Wolof, à Takhoum et à Mballing, il existe des écoles arabes (03) créées avec l'appui de l'Institution AL-AHZARE.

Il existe à Nianing une école de formation des « frères ». En ce qui concerne l'alphabétisation, trois (03) classes sont ouvertes dont une (01) à Malicounda Bambara et deux (02) à Malicounda Wolof.


Santé

La communauté rurale de Malicounda est relativement bien pourvue en infrastructures sanitaires. En effet, elle dispose de : sept (07) postes de santé dont un (01) privé et de quatorze (10) cases de santé.
Elle dispose aussi de trois (03) ambulances dont deux (02) sont en panne pour l'évacuation des malades vers les centres de santé. Il existe aussi une mutuelle de santé dans la communauté rurale, trois (03) pharmacies dont une (1) implantée à Nianing et deux (2) à Mbaling, ainsi que sept (07) dépôts de pharmacie.
Au niveau de la case de santé de Warang, il y'a une pédiatrie gérée par un médecin-pédiatre, pour la prise en charge des maladies infantiles.
Le personnel sanitaire se compose d'un médecin pédiatre, de sept (07) infirmiers d'Etat, et de dix neuf (19) agents de santé communautaire (ASC) dont quinze (15) matrones. Il faut préciser qu'il existe dans chaque poste de santé une maternité.

Ce contexte sanitaire spécifique rencontre bien des difficultés à l'heure actuelle. Les besoins sanitaire de base de la population ne sont pas encore couverts. La population de la Communauté Rurale de Malicounda souffre de multiples pathologies. Parmis les affections les plus courantes, l'on peut citer le paludisme (30%) les infections respiratoires aigues (29%), les maladies de la peau (13%), les maladies diarrheiques (10%), anémie (5%).
Selon le Plan opérationnel de la Santé du District (POCL), les infections respiratoires aigues risquent de devenir le premier problème de santé chez la femme. La santé de la femme en grossesse reste également un défi à relever à cause des consultations prénatales tardives. actuellement 45% des femmes n'ont pas reçu les 4 CPN (Consultation Prénatale ) recommandées par les normes sanitaires.
Des difficultés persistent, et malgré le dynamisme des professionnels de la santé, des obstacles d'ordre financiers, logistiques, infrastructurels, etc. ralentissent leur travail quotidien.

 

TABLEAU DES STRUCTURES SANITAIRE

Village

Poste de Santé

Cases de santé

Pharmacie

Dépôt pharmacie

Malicounda Wolof

01

01

-

01

Malicounda Bambara

01

-

-

01

Takhoum

01

-

-

01

Mballing

01

-

02

01

Nianing

01

-

01

01

Pointe Sarène

01 (privé)

-

-

01

Fandane

-

01

-

-

Guandiabougou

-

01

-

-

Sinthiou Mbadane

-

01

-

-

Malicounda Sérère

-

03

-

-

Keur Massyla Guèye

01

-

-

-

Roff

-

01

-

-

Warang

-

01 (avec pédiatrie)

-

-

Mboulème

-

01

-

-

Ce dispositif permet à la population d'accéder aux soins de santé. Il convient de mentionner la présence de nombreux guérisseurs traditionnels qui jouent un important rôle dans la santé des populations locales.

Les Contraintes :
• l'Absence de sage-femmes ;
• l'Insuffisance du matériel médical et des médicaments ;
• la menace du péril fécal.
l'Absence d'ambulances pour l'évacuation des cas d'urgences
Manques de moyens financiers et humains pour mener des activités de sensibilisation sur le paludisme, les ist SIDA et autres (stratégies avancées)
les équipements des cases de santé sont lacunaires (Sass, Darou, Ngoukhouth, Roff, Gagnabougou). les lits d'accouchement y sont manquants.
Non couverture sanitaire des éléves entrainant un fort taux d'absentéisme lié à des affections primaires (plaies, petits traumatismes)


Sport et Loisirs

En matière de jeunesse et sport, l'on a tendance en général, à réduire le secteur jeunesse aux activités sportives. Bien que déterminant, le sport ne constitue pas seulement les préoccupations des jeunes. En milieu rural, ils sont confrontés à des problèmes d'éducation, de formation, d'emplois etc…

Il faut aussi dire que la jeunesse est plurielle (jeunesse handicapée, jeunesse féminine, jeunes talibés etc…) et qu'à ce propos, toute politique de jeunesse devrait tenir compte de ces différentes composantes. Les jeunes sont regroupés en général dans des Associations Sportives et Culturelles (ASC). Pratiquement, chaque village dispose d'une ASC au minimum. Ces structures exercent leurs activités durant les vacances scolaires.

Au-delà du sport qui domine dans leurs activités, les jeunes contribuent aussi au développement de la communauté rurale. Ils s'investissent dans les actions de reboisement, de salubrité, de sécurité (comités de vigilance) mais également dans les activités de production à travers des groupements d'Intérêt Economique (GIE) crées à cet effet, (embouche bovine, aviculture, maraîchage etc…)

Au plan sportif, la communauté rurale dispose de quatre (04) terrains de sport clôturés à Malicounda Wolof,Malicounda Bambara, Nianing et Mboulème et de plusieurs aires de jeux aménagées. elle est divisée en deux (2) zones que sont: la zone 7A et la zone 7B.Chaque zone est composée des ASC.

La pratique du sport devrait cependant se diversifier (basket ball, hand ball, athlétisme etc…). la communauté rurale avec l'aide de ses partenaires, devrait aussi consacrer davantage de moyens pour la construction et l'équipement de plateaux multifonctionnels.

Les jeunes étant la frange d'âge la plus importante de la communauté rurale, une politique rigoureuse de gestion et de valorisation de cette importance ressource humaine s'impose au conseil rural pour garantir un développement durable de la localité.

Les contraintes

• l'insuffisance de la formation ;
• le chômage chronique ;
• le manque de partenaires ;
• l'insuffisance de l'équipement des terrains de sport et des structures de jeunes.


Culture et Religion

Deux principales religions sont présentes dans la Communauté Rurale.

• Musulmane : 95%
• Chrétiens : 4%
• Autres : 1%

La communauté rurale dispose aussi au plan religieux:

  • 11 grandes mosquées situées à : Nianing (02), Malicounda sérère (01), Malicounda Wolof (01), Malicounda Bambara (01), Fandane (01), Warang socé (01), Soussane (01) et Pointe sarène (01).
  • Il existe aussi une mosquée dans chaque village pour les prières quotidiennes.
  • 10 chapelles situées à : Nianing (03), Pointe sarène(2), Roff (01), Mballing (01), Sinthiou Mbadane (01) et Warang sérère (01).

 

Au plan culturelles la communauté rurale dispose des infrastructures suivantes :

un (01) foyer des jeunes et un (1) foyer de la femme dans chaque village exception faite de Nianing, Roff, Sidibougou et Sinthiou Mbadane qui n'en disposent pas encore. On peut noter l'existence d'un cinéma à Saly.

Des régates sont organisés périodiquement à Mballing et Warang. Il est à signaler que pendant les vacances scolaires, les jeunes organisent des activités d'animation culturelles (théâtre) à travers toute la communauté rurale.


Vie Associative

Il existe dans la communauté rurale de Malicounda plusieurs organisations de base. Les plus connues sont :

• Les Groupements de Promotion Féminine (GPF) qui ont pour rôle de renforcer la promotion socio-économique des femmes et de développer la solidarité villageoise et inter-villageoise.
• Les comités de gestion (forage, moulin, santé, éducation, assainissement, reboisement etc…) s'occupent de la gestion quotidienne des activités pour lesquelles ils sont créés et rendent compte aux villageois.
• Les associations sportives et culturelles (ASC) ont pour activité principale le sport et les activités culturelles pendant les grandes vacances scolaires.
• Les comités villageois de développement (CVD) sont des structures qui coordonnent l'ensemble des activités de développement des terroirs villageois, en particulier dans la gestion des ressources naturelles.
• Les associations de parents d'élèves (APE) soutiennent le développement de l'éducation dans la collectivité locale. Ces organisations ont toutes comme fonction essentielle de concourir à l'autopromotion socio-économique de leurs terroirs villageois ou communautaires.
Elles établissent entre elles des relations fonctionnelles parfois étroites dans le but de renforcer la cohésion sociale et d'harmoniser leurs actions.

 


Informations Pratiques

Site Officiel de la Communauté Rurale

 

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