SIPEEY

...Système dInformation Populaire pour les Collectivités Locales au Sénégal

  • Augmenter la taille
  • Taille par défaut
  • Diminuer la taille

Commune de Oussouye

Envoyer Imprimer PDF

Historique                    Visitez le Site Officiel de la Commune

L’histoire de la commune d’Oussouye révèle un ensemble de villages appartenant au Oulouf dont la conjonction de deux de ses entités Oussouye et Kalobone a donné naissance à la Commune. Cette commune est érigée depuis 1960. Dans le cadre de la régionalisation avec la création de pôle de développement, les autorités l’ont désigné pour occuper une position confortable (source DAT 1993).

 

La superficie attribuée à la commune est complètement lotie, mais non occupée entièrement, soit 100% d’urbanisation. Le nombre de parcelles immatriculées est de 1050 environ avec une architecture rurale assez prononcée surtout dans les quartiers traditionnels. Cependant il existe à côté de cette structure traditionnelle quelques bâtiments de style moderne constitués par les bâtiments administratifs avec leur logement des « camps de garde » et une HLM.

La ville s’étire en suivant un plan étoilé épousant es axes de communication Ziguinchor – Oussouye, Oussouye – Cap et Oussouye –Elinkine – Mlmp. Le plan de lotissement élaboré par les services du cadastre permet de retracer les limites des quartiers officiellement reconnus. On note ainsi l’existence d’un noyau de quartiers dits anciens ou traditionnels et ceux nés de l’extension.

Pour les quartier dits administratifs, on :

  • Le quartier d’Ethia, à l’ouest de la voie Oussoye – Cap. Il a subi un lotissement de la part des pouvoirs locaux. Il possède en son sein des sous quartiers traditionnels nommés Souleuk, Batéfousse et Djivant. La population y est en majorité Diola. Les constructions sont pour la plupart en banco, les murs crépis en ciment et les toits rarement en paille.
  • Le quartier d’Esssikine situé le long de la voie Ziguinchor – Oussouye reste aussi un quartier des autochtones. Il constitue avec Ethia le « Oussouye traditionnel », les quartiers qui jouxtent le quartier Escale, considéré traditionnellement comme le quartier des affaires d’Oussouye.
  • Le quartier de Kalobone se compose du village traditionnel de Kalobone et du sous quartier de Saré Demba était distinct.

Pour les extensions des anciens quartiers, on trouve deux :

  • Le sous quartier de Saré Demba qui est une extension septentrionale de Kalobone est né du lotissement de 1968. Sa population est en général constituée de populations non autochtones pour la plupart des Halpukareen qui s’investissent dans le secteur commercial.
  • La zone Nord – Ouest de Oussouye reste occupée par le sous quartier de Harlem, et par de petites « entités » assez peuplé vivant dans les périmètres assez réduits mais ayant une propension certaine à vouloir s’affirmer comme quartier à part. ce sont les sous quartiers des HLM et du Camp de garde.

De part cette position de carrefour vers d’autres localités qui connaissent une émergence certaine à cause des activités touristiques (Cap – Skiring, Mlomp, Elinkine), Oussouye peut être bien lotie dans le schéma directeur d’aménagement régional.

Oussouye ressemble davantage à une ville à dominance rurale, 70% des maisons sont en banco dont le toit est en zinc (85%). L’hivernage très pluvieux peut provoquer des dégâts assez importants.

Il faut cependant signaler l’effort de lotissement des quartiers effectués par les autorités locales. En effet, seuls le quartier Harlem et Ekink échappent à la règle. Ces zones constituent d’ailleurs une des possibilités d’extension de la commune.

La plupart des résidents sont des propriétaires qui logent dans la maison familiale, soit 65%. Les locataires qui sont de l’ordre de 20% sont localisés dans la zone Ethia (Hôtel) avec un prolongement au niveau des HLM, à Saré Demba et au niveau de Kalobone, dans la zone de contact avec Saré Demba.

Il faut dire que le régime foncier en cours à Oussouye relève de la tradition ; les paysans de la commune continuent d’exploiter leurs terres situées dans la Communauté Rurale d’Oukout. En fait, la terre reste sacrée, elle n’à pas encore une valeur commerciale, reste inaccessible.

La non occupation des parcelles par leurs ayant droit confère à la commune pourtant enserrée dans un espace assez réduit des espaces vides, une impression de commune en friche.

Le nombre de maisons dites « isolés » représente 33,53%. Cependant, certains espaces occupés par les bois sacré ont tendance à s’agrandir occupant même des espaces lotis.

En effet, les surfaces boisées sacrées occupent 13,4 ha qui représentent 9% de l’espace polarisé par la commune.

Au niveau de la commune d’Oussouye, la fonction des quartiers est empruntée à leur évolution historique.

  • Les quartiers issus des entités villageoises de départ continuent de conserver cet aspect qui leur confère un rôle décisif dans le domaine du sacré. D’ailleurs, dans le domaine de la religion « des ancêtres », les quartiers comme Ethia, Kalobone et Essinkine sont siège des bois sacrés et de « boekin ou fétiches ». Les plus importants ont à leur tête un roi. Ces quartiers, de part cette richesse culturelles peuvent contribuer à la relance du tourisme culturelle qui est enclenché depuis le cap en direction d’Oussouye. Ces anciens quartiers ne sont pas en reste dans le domaine des activités de développement.

    A l’exception de Kalobone, les quartiers de Essinkine (Escale) et Ethia sont le siège respectivement d’une activité commerciale débordante avec la floraison de boutique et de débits de boisson, restaurants et autres métiers comme les tailleurs et les secteurs d’activités liées au tourisme comme l’hôtel de la mairie, les auberges, les campement, etc… La case des tout petit est à Ethia.
  • Saré Demba est le sous quartier de Kalobone où vivent des commerçants. C’est aussi le sous quartier où se trouve le stade municipal.
  • Le secteur des Hlm – Camp de garde reste la zone la mieux dotée en infrastructures éducatives avec le Lycée, une école primaire et une maternelle, un forage, la SENELEC, le SDE, le centre de santé. En plus, il concentre le camp de la gendarmerie. Il reste le quartier des fonctionnaires. Près de 50% des ménages.

 


 

Géographie

A. Cadre Géographique

Oussouye est localisé dans une zone estuarienne de la Casamance, région entièrement déterminée par son fleuve Casamance qui relie l’atlantique au plus profond terroir par le jeu des marées. La zone estuarienne de la basse Casamance possède un réseau hydrographique très développé caractérisé par l’existence d’innombrables marigots ou bolons. Ces derniers favorisent l’existence de dépressions plus ou moins marécageuses occupées par la mangrove que l’abondance de la pluie permet de dessaler.

De « valeureux » paysages de mangroves impressionnent l’enchevêtrement des hauts palétuviers. Ils forment des galeries, avant pays amphibie du domaine des forêts de casamance.

Le département d’Oussouye couvre seulement 891 km2, soit 3,2% de la surface du bassin de la casamance. Il comprend deux arrondissements :

  • Kabrousse avec les communautés rurales de Diembering et Santhiaba Manjak ;
  • Loudia wolof avec les communautés rurales de Mlomp et Oukout.

Les villages d’oussouye et de calobone sont les seuls villages appartenant à la commune. La commune se situe tout à fait au sud-ouest du Sénégal, entre les latitudes 12°20 et 12°30 nord et les longitude 16°30 et 16°40 ouest, et à 15 km environ de la Guinée Bissau .

L’atout majeur de Oussouye est sans nul doute la position géographique de la ville, carrefour et position centre d’un vaste arrière pays. De son Rond-point, Oussouye relie les localités du Sud (Cap-Skirring), les localités du Nord (MLomp), les localités de l’ouest (Port de Elinkine et de Karabane) à l’est (Ziguinchor) ainsi qu’à la Guinée Bissau.

Toutes ces voies sont butinées et font de Oussouye un carrefour stratégique pour les échanges et les communications dans la sous région. Le site de Oussouye offre d’énormes avantages pour l’aménagement car situé légèrement en altitude sur un plateau plat.

Au plan urbanistique, il faut dire que Oussouye dispose malgré les avis contraires, d’une ressource foncière importante qui doit permettre une bonne spéculation foncière ; de susciter l’activité économique, de permettre l’installation de populations et l’accroissement de la ville.

Carte Google Maps

{svmap id="10"}

B. Cadre Physique de la Commune

Le Relief

La ville d’Oussouye est située sur un assez vaste bas plateau à l’image de la plupart des localités du département, dominant à peine des dépressions servant à la riziculture. Le relief est généralement plat avec de bas plateaux ne dépassant guère 40 mètres.

Le Climat

Le climat est soudano-guinéen avec une tendance guinéenne plus marquée vers le sud. Les températures y sont constamment supérieures à 20°c avec des amplitudes thermiques faibles. De Novembre à Avril, les vents dominants sont de secteur Nord à Nord- Ouest, (Alizé maritimes) même si on note la présence de vents chauds et secs. La mousson s’installe de Mai à Octobre. Ce vent de secteur Sud- Ouest est le principal vecteur de pluies.

La saison sèche y est présente durant six (06) à neuf (09 ) mois (Novembre- Mai) et la saison humide de quatre (04 ) à cinq (05) mois (Mai à Octobre).La pluviométrie est d’environ 1800 mm par an et c’est la plus élevée de tout le sénégal.

Le climat est chaud et humide du fait de la nuance subguinéenne. Les pluies qui tombent dans la période de Juin à Octobre sont abondantes. Celles-ci dépassent généralement 1000 mm même en ces périodes de sécheresse, marquées par la baisse continuelle des totaux pluviométriques à l’échelle de la région.

Les Sols

La majeure partie des sols cultivés est hydromorphe. Ce sont des sols sableux (70 à 95% de sables, fortement lessivés, avec une basse capacité d’absorption). Ces sols sont légèrement acides. Les sols hydromorphes de zones basses ont une teneur en argile supérieur à celle des sols de plateaux.

Il faut noter que les terres du département ont été durant ces dernières années de plus en plus envahies par le sel, du fait des déficits hydriques occasionnés par la baisse de la pluviométrie.

L’Hydrographie

L’hydrogéologie de la commune relève également des ressources en eaux souterraines de bonne qualité et importantes au niveau des trois nappes identifiées dans la région.

C. Cadre Administratif

Dans le découpage administratif, Oulouf est partagé entre la commune d’Oussouye (Calobone et Oussouye) et une partie de la communauté rurale d’Oukout (Senghalène, Kahinda, Djivente, Ediongou). Les villages de oulouf sont implantés sur un plateau dominant à peine les rizières. Les faibles pentes canalisent les eaux pluviales en direction des rivières.

La commune d’Oussouye est le chef – lieu du département du même nom situé au nord – ouest de la région de Ziguinchor (Sénégal). Ce département qui couvre une superficie de 891 km2 est limité à l’Est par le marigot de, Kamobeul au nord par le fleuve Casamance, à l’ouest par l’Océan Atlantique et le Cap Roxo, au sud par la Guinée Bissau.

La commune couvre une superficie de 155 ha. Elle connaît une relative extension vers le nord avec une tendance certaine à incorporer les villages environnants proches comme Ekink, Kahinda. En réalité, l’actuelle commune d’Oussouye ne peut –être dissociée de ses terres de cultures ceinturant la commune et appartenant du point de vue juridique et institutionnel à la communauté rurale d’Oukout.

La superficie attribuée à la commune est complètement occupée, soit 100% d’urbanisation. Le nombre de parcelles immatriculées dans la commune est de 1050 environ avec une architecture rurale assez prononcée surtout dans les quartiers traditionnels. Cependant, il existe à côté de cette architecture traditionnelle quelques bâtiments de style moderne, constitués par les bâtiments administratifs avec leur logement, « le camp de garde» et une cité des HLM.

La ville s’étire suivant un plan étoilé épousant les axes de communication Ziguinchor -Oussouye, Oussouye – Cap- Skirring et Oussouye- Elinkine / Mlomp. On note l’existence d’un noyau de quartiers dits anciens ou traditionnels et ceux nés de l’extension.

Pour les quartiers dits traditionnels, on a :

Le quartier de Ethia, à l’ouest de la voie Oussouye – Cap – Skirring. Ce quartier possède à son sein des sous quartiers traditionnels nommés Souleuk, Batefousse et Djivente. La population y est très majoritairement Diola.

Le quartier de Essinkine situé le long de la voie Ziguinchor – Oussouye reste aussi un quartier des autochtones. Ils constituent avec Ethia le Oussouye traditionnel.

D. Population d’Oussouye

La population d’Oussouye est traditionnellement composée de diola. Mais, du fait de l’ouverture de ces populations aux étrangers on y trouve des peuls, des Toucouleurs, des mandingues, des wolofs et autres ethnies que la colonisation ou les activités ont amené ici.

L’évolution de la population d’Oussouye s’établie comme suit :

  • En 1976 : 2482 habitants ;
  • En 1988 : 3930 habitants ;
  • En 1999 : 4019 habitants résidents.
  • En 2002 : 4052 habitants
  • En 2007 : 4239 habitants

 


Administration

La Commune d’Oussouye,chef lieu de département, regroupe en son sein tous les services administratifs .Nous pouvons noter:

  • La Préfecture
  • La Perception
  • Le Tribunal Départemental
  • La Brigade de Gendarmerie
  • La BMS
  • La Maison d’Arrêt et de Correction (MAC)
  • Le Service de l’Elevage
  • Le Service de Pêche
  • Le Service de l’Agriculture
  • Le Service des Eaux et Forêts
  • Le PNBC (Parc National de la Basse Casamance)
  • Le Service du Développement Communautaire
  • La Poste
  • La SENELEC
  • LA SDE
  • Le CDEPS

Oussouye apparait comme une "commune administrative" où les structures administratives occupent près de 9% de la superficie de la commune et sont concentrés la plupart sur un même périmètre.

A titre d'exemple la SDE et La SENELEC se trouvent dans le même enceinte. Et de surcroît, certains services BMS, Eaux etForêts, Gendarmerie, Agriculture, Elevage, Pêche, SDE, SENELEC souffrent de l'étroitesse de leurs bâtiments et des difficultés de logement auxquelles sont confrontés leurs agents et pourtant, il existe des espaces réservés pour la constructiondes batiments administratifs.

 


 

Le Maire

Maire de la commune d'Oussouye: Monsieur BENEDICT LAMBAL. Il a été élu en Mai 2002. Chef de Cabinet du Ministre de la Recherche Scientifique, il est diplômé en Maîtrise en Sciences de L'Education (CAPEPS), Sa Catégorie professionnelle est Professeur d'Education Physique et Sportive.


Le Conseil Munucipal

Liste des Conseillers municipaux issus des élections municipales du 22 mars 2009 n'étant pas disponible, nous maintenons celle des élections municipales du 12 Mai 2002.

N° ordre

Prénom

Nom

Profession

Age

Niveau d'Etudes

Nombre de Mandats

01

Bénédict

LAMBAL

Professeur E.P.S.

51

BAC + 5

01

02

Raphaël

DJIBALENE

Instituteur

40

BAC + 1

01

03

Bacary

BADIANE

Enquêteur

51

BFEM

02

04

Sina

DIATTA

Professeur

63

DOCTORAT

01

05

Agouloubène

DIEDHIOU

Ingénieur

62

BAC + 5

02

06

Diouldé

SOW

Ménagère

55

 

03

07

Rahim

DRAME

I.T.A.

54

BAC+

01

08

Ibrahima

DIALLO

Commerçant

51

 

01

09

Théophile

DIATTA

Vendeur (Pharmacie)

39

Niveau BAC

01

10

Marcel

DIATTA

Maître d'E.P.S.

47

BFEM

01

11

Jean Bosco

COLY

Infirmier d'Etat

45

BAC + 2

01

12

Mamadou

DIEDHIOU

Instituteur

45

BFEM

01

13

Aimé

DJIBALENE

Cultivateur

44

CEPE

01

14

Younousse

DIALLO

Antiquaire

44

CEPE

01

15

Gilbert Marie

LAMBAL

Comptable

44

BAC +2

04

16

Diarra

CISSOKHO

Institutrice

44

 

01

17

Jean Paul

LAMBAL

Instituteur

41

BFEM

01

18

Sadio

DIATTA

Cultivateur

38

 

01

19

Diokine

DIEDHIOU

Cultivateur

37

 

01

20

Bernard

DIATTA

Linguiste

37

BAC + 4

01

21

Adolphe

DIATTA

Instituteur

36

Niveau BAC

01

22

Christian Magne

LAMBAL

Agent d'Agriculture

36

Niveau BAC

02

23

Elie

LAMBAL

Agriculteur

35

CEPE

02

24

Mactar

DRAME

Instituteur

38

BAC

01

25

Sidy

DIALLO

Mécanicien

 

 

01

26

Georgette Martine

DIATTA

Secrétaire

31

BFEM

02

27

Lucien Akibul

BADIANE

Elève

30

BFEM

01

28

Bernadette

DIATTA

Etudiante

25

BAC

01

29

Ousmane

DIALLO

Elève

33

Terminale

01

30

Amadou Tidiane

DIALLO

 

25

 

01

 


Economie

L’économie de la commune d’Oussouye demeure toujours tributaire de l’agriculture. Mais le caractère non commercial de l’agriculture a fini de générer moins de plus value à l’échelle de la commune. La migration de jeunes bras et une baisse relative des quantités de pluies dans la zone, ont eu raison d’une agriculture encore basée sur des pratiques locales.

Le commerce au niveau de la commune est venu bouleverser toute une hiérarchie en se positionnant comme un des secteurs vitaux de la commune et en exploitant au maximum la position de carrefour de la ville.

Agriculture

Le secteur de l'agriculture occupe la majeure partie de la population. (46,28%). En réalité, il reste pour la majeure partie des populations de Oussouye le secteur de base de l’économie. Il n’est pas rare de voir un fonctionnaire cultiver ses champs pendant la période pluvieuse pour sa propre consommation ; cela devient même un réflexe pour la plupart des natifs d’Oussouye. Ce qui fait qu’au niveau des revenus, plus de 50% des chefs de ménages prélèvent leur subsistance de ce secteur.

La culture dominante est celle du riz destiné à la consommation. Seuls quelques paysans s'adonnent aux autres cultures (maraîchage, arachides). Les terres agricoles sont localisées en dehors du périmètre communal. En général, ce sont de petits lopins de terres très morcelés qui, laissent entrevoir de sérieux problèmes dans l'exploitation des terres. D'après les informations reçues auprès du GIE Tessito, leurs activités de maraîchage sont bloquées depuis un bon moment faute de bloc maraîcher. Cet état de fait relance du coup le rôle bloquant du système foncier en cours dans le développement agricole de la commune d’Oussouye. L’agriculture au niveau de la commune comme partout dans le département connaît des problèmes qui ont pour noms :

  • L’exode massif des jeunes ce qui ne permet pas l’entretien efficace des surfaces agricoles ;
  • Une faible commercialisation des produits agricoles qui n'intègre pas les circuits commerciaux modernes (vente directe au consommateur) ;
  • La salinisation des terres ;
  • L’attaque des prédateurs - la mouche blanche a annihilé tous les espoirs de récolte fruitière dans la commune cette année - ;
  • L’étroitesse du marché Oussouyois ;
  • La faiblesse de l’équipement et l’insuffisance des intrants ;
  • Un régime foncier qui favorise le morcellement des terres.

Il faut cependant signaler le rôle important joué par la DPV dans la sauvegarde des cultures au niveau du département. Des structures comme l’AJAEDO et la FADDO participent à la vulgarisation des pratiques agricoles améliorées avec la mise en service au niveau de la commune de 2 magasins pour l’agriculture

Le Commerce

La carte montre une concentration des équipements marchands de la ville au niveau du marché. Le marché est considéré comme le poumon économique de la commune. Il se retrouve dans le CBD de Oussouye. Ici, cohabitent les grands commerçants, grossistes et détaillants avec les petits commerçants. En plus des boutiques, on trouve les tailleurs, tout ce que Oussouye compte comme restaurants, buvettes etc. Ce marché et la plupart des souks qui y sont installés, appartiennent à la commune.

Les souks ou cantines situés dans le domaine public (le long de la route nationale) font l'objet dans un premier temps, d'un arrangement avec la commune qui laisse au bailleur le temps de récupérer son investissement, avant de lever des taxes en direction de celui-ci.

On compte dans le domaine communal (marché) :

  • 41 souks dont les 41 sont occupés
  • 2 souks magasins tout occupés
  • 3 loges boucheries entièrement occupées

En outre, il existe des étals en dur au centre du marché. Ceux-ci appartiennent aux femmes vendeuses de poissons, légumes etc. Ces étals peuvent accueillir jusqu'à 72 vendeuses, soit 4 par étal.

Dans le domaine public, on dénombre :

  • 30 cantines dont les 30 sont occupées.

La location de ces cantines et souks est mensuelle. Les prix de location varient de 15000 à 22000 francs pour les grandes cantines, 6500 francs pour les moyennes et 4500 francs pour les petites.

Le marché reste confronté à de sérieux problèmes d'approvisionnement. Du fait, de l'étroitesse du marché d’Oussouye, les fournisseurs préfèrent vendre au niveau des localités de Ziguinchor. Les commerçants font état de la cherté de la location des équipements marchands et des difficultés dans la conservation des produits périssables. Tout ceci concourt à faire des produits vendus dans le marché, les plus chers de la région. Il existe aussi d’autres boutiques dans les quartiers environnant comme Kalobone ( 06 boutiques) et Essinkine(04 boutiques).

L’élevage

Le secteur de l'élevage reste encore tributaire de la tradition où le bétail divague 9 mois sur 12. L'abattage se fait en général une ou deux fois dans la semaine. Les troupeaux de bœufs sont disséminés dans la ville avec une nette concentration dans les quartiers traditionnels qui ont au moins un lieu de parcage.

L’élevage vient en appoint à l’agriculture mais, il n’est pas encore totalement intégré dans le circuit commercial. Il existe une timide percée économique imprimée par les éleveurs et intermédiaires peuls qui achètent dès fois leurs bœufs dans les localités aux alentours de la commune pour les revendre après.

L’élevage des poules, canards et parfois pintades qui était pratiqué à une échelle familiale, commence à s’affirmer davantage avec une percée de l’aviculture. On note dans la commune 5 aviculteurs qui élèvent par bande ne dépassant guère 200 sujets. La présence d’un magasin de vente d’aliments de volaille, participe au développement de cette activité très lucrative au vu de la demande. En effet, sur les 10 tonnes écoulées annuellement par le magasin dans le département, 50% sont commercialisées au niveau de la commune. Ce qui atteste de réelles possibilités dans ce domaine avec la proximité des sites touristiques.

L’élevage de porcs existe également mais, confiné à l’échelle familiale malgré de réelles potentialités. Il commence aussi à opérer une percée grâce à la volonté de l’organisation des éleveurs du département.

Les contraintes de l’élevage se résument à :

  • L’existence d'un système d'élevage de type traditionnel extensif, plus contemplatif chez les Diolas ;
  • L’inexistence de points d’abreuvement en saison sèche, fait que l’embonpoint acquis durant la période de près de (04) mois que dure la saison pluvieuse, risque d’être perdu par les animaux ;
  • L’absence de parcours de bétail bien identifiés ;
  • L’absence de marché de commercialisation des produits de l’élevage dans la commune.

L’artisanat

Le secteur artisanal à Oussouye reste dominé par la sculpture et la confection d’objets d’art. L’importance du tissu forestier et arboricole de la zone permet le développement d’un artisanat riche et diversifié. Quatre (04) centres polarisent l’activité artisanale. Il s’agit principalement de la galerie « Bahisen », de la case artisanale en face de la Maison d’Arrêt et de Correction (MAC), des objets d’art confectionnés par les détenus de la MAC et enfin de la case artisanale des handicapés sise derrière la perception.

Des associations comme celle des handicapés s’activent aussi dans l’artisanat essentiellement à la vannerie, à la confection de nattes et de paniers. Le batik aussi commence à être développé par certains GIE de femmes.

Les contraintes de ce secteur se résument surtout à des problèmes d’écoulement des produits artisanaux au niveau de la commune et à un manque de débouchés. Les objets d’art sont moins accessibles à la population locale. Ils sont vendus aux touristes ou acheminés vers les sites touristiques les plus proches. C’est pourquoi l’activité artisanale reste soumise aux fluctuations de l’activité touristique.

Ce secteur gagnerait à être rentabilisé et à être développé par la création d’un village artisanal et de circuits commerciaux pour l’écoulement des produits.

La Pêche

Ce secteur n’est pas aussi bien développé au niveau de la commune. Elle est fournit en produits halieutiques par Elinkine, M’lomp , Essaout, Siganar , Niambalang, Djivente, Djiramaït … Ces produits importés de ces localités citées ci – dessus occasionnent la cherté du marché d’oussouye.


Le Tourisme

La basse Casamance bénéficie d’atouts naturels considérables. Elle dispose de plages de sable fin baigné par un soleil radieux et caressées par de doux alizés. En plus, cette région jouit d’une grande richesse culturelle. Elle est en majorité habité par l’ethnie Diola, qui est restée très attaché à ses coutumes animistes, à ses fêtes et danses ancestrales, qui lui confèrent une originalité.

Le département d’ Oussouye résume parfaitement tous les atouts de la Casamance. Il se trouve à l’extrême ouest de la Basse Casamance et est limité au sud par la Guinée Bissau, à l’est par le département de Ziguinchor, au nord par le marigot de kameubeul, à l’ouest par l’Océan Atlantique.

Le tourisme culturel suit son bonhomme de chemin à Oussouye. Les touristes viennent généralement en groupe pour visiter les rois traditionnels moyennant quelques présents. Il faut dire que ce type de visite n’apporte pas un grand profit à la population locale. Les touristes ne font ici qu’une escale avant de repartir vers les autres centres touristiques ils viennent surtout d’Europe spécialement de la France, de la Belgique, de l’Angleterre, de la Suisse, de la Hollande, de l’Italie et de l’Espagne. La saison touristique s’étend généralement du mois de Décembre au mois d’Avril, pour reprendre de façon moyenne au mois de juillet.

La capacité d’accueil des touristes dans la Commune est très faible. Cinq (05) infrastructures polarisent l’activité touristique dans la Commune. Il s’agit de:

Trois (03) campements dont l’un (campement villageois 40 lits) construit en 1982 et réfectionner par le ProCas qui est fonctionnel et le second (campement privé) connu sous le nom de « Campement Emanaye » et le campement « Aljowe » de François Juliot.

D’une (01) auberge dite « du routard ». Cette dernière est fonctionnelle depuis juillet 1988. Elle a une capacité d’accueil de 7 chambres dont 6 de 2 lits chacune et une chambre avec un lit. Au total, l’auberge compte 13 lits. La nuitée s’élève à 2.000F CFA par personne.

Le centre d’accueil de l’AJAEDO. Celui ci est fonctionnel depuis l’an 2000 et à une capacité d’accueil de 07 chambres dont 03 de 02 lits et 04 grandes salles de 10 lits.

Le centre d’accueil de la Mairie est occupé par des fonctionnaires qui paient par mensualité, le bâtiment central qui dispose de 12 lits reste le joyau de cette infrastructure. Il est loué à un européen qui le sous-loue dans le cadre de ses activités.

Il faut dire aussi que la position « intérieure » de la ville n’est pas pour favoriser le tourisme en cette période de crise. L’activité touristique à Oussouye, comme d’ailleurs dans toute la région de Ziguinchor, reste assujettie au climat d’insécurité qui règne momentanément dans la zone ; ce qui favorise les régions bordières comme Cap Skiring.


Infrastructures et Equipements

Données


Education

a) Préscolaires et Elémentaires

Au niveau de l’enseignement préscolaire et élémentaire, la Commune d’Oussouye est bien lotie. Il existe deux maternelles dont une privée et une publique et trois écoles élémentaires.

Les maternelles se composent d’une publique qui porte le nom de Bouna Diabone avec comme Responsable Monsieur Ampa Diabone et d’une privée dirigée par les religieuses de la commune et porte le nom de leur congrégation « St Joseph » et une case des tout petits fonctionnelle dirigée par Cathérine LAMBAL.

Pour les élémentaires, on peut noter deux (02) publique dont l’une porte le nom de l’ancien Ministre de l’éducation nationale (dans le gouvernement du Président Senghor) Edouard Diatta. L’école est créée en 1922 (tel : 33 993 12 43 ; BP 19) avec comme actuel Responsable Monsieur Jean Diatta. Cet établissement compte 12 classes, un effectif total de 371 élèves dont 178 filles. Il est composé de 16 enseignants dont 05 femmes. La majorité est composée de volontaires et de maîtres contractuels. La moyenne d’âge s’élève de 07 à 13 ans.

L’autre porte le nom de Ahoumousselle Diabone et est créée en 1982 avec comme responsable Monsieur Jean Paul Lambal. Elle compte 12 classes, 158 table bancs, un effectif total de 407 élèves dont 220 filles. La moyenne d’âge s’élève de 07 à 13 ans. Ahoumousselle est composée de 15 instituteurs avec 07 femmes.

La troisième école élémentaire est une privée catholique, créée en 1954 et dirigée par Monsieur Joachim Denio DIEDHIOU. C’est une école qui compte 06 classes, le nombre d’élèves s’élève à 206 dont 155 garçons. L’école compte 07 instituteurs dont 02 femmes.

b) Moyen et Secondaire

L’enseignement moyen et secondaire est assuré par quatre (05) établissements dont deux publiques, le Lycée et le CEM Aline Sitoé Diatta (ASD), un privé catholique, le collège Joseph Faye ; trois privés laïques : Le Collège Prosper Dodds et le Groupe scolaire « Education 2000 »et le cours Privée « Performance ».

Le Lycée Aline Sitoé Diatta (Rte de poste Tel : 33 993 11 16)

Ce Lycée est créé en 1994 sous le n° 98 804 MEN/PC/DAGE 05/10/98.

Le Lycée A.S.D compte 22 classes, un effectif total de 1050 dont 400 filles et 650 garçons. Le Lycée compte 45 professeurs dont 05 femmes. Cet établissement est dirigé par un proviseur du nom de Ousseynou Diédhiou.

Le CEM A.S.D est crée en 1981. Son effectif est de 900 élèves dont 402 filles et 498 garçons. Le CEM compte 33 professeurs dont deux femmes. Il est dirigé par un principal du nom de Pierre Yves MANGA.

Le Collège Joseph Faye (BP 33 ; tel : 993 13 01)

C’est un collège des Pères Piaristes créé en 1967 avec comme principal actuel est le Père Canisius BADJI. Il compte huit (08) classes, 230 tables bancs, 444 élèves dont 193 filles et 251 garçons. La moyenne d’âge s’élève de 12 à 19 ans avec un total de 20 professeurs dont le quart est chrétien

Le Collège Prosper Dodds (Rte de Poste BP 37)

Ce Collège est créé en 1999 et a comme Responsable Monsieur Raymond Djihounouck. Il compte neuf (09) classes, 34 tables bancs, 120 élèves dont 50 filles. Le nombre d’enseignants s’élève à 10 et sort de l’Ecole Normale Supérieure.

Le Groupe Scolaire «Education 2000 »

Cet établissement se trouve face à la Perception d’Oussouye. Il a comme responsable monsieur Moussa DIEDHIOU. Il est créé à l’an 2000 et compte quatre (04) classes, 48 tables bancs et le nombre d’élèves s’élève à 130 dont 78 garçons. Le nombre de redoublants est de 25 élèves par an et 105 passants. La moyenne d’âge s’élève de 12 à 18 ans et compte 16 professeurs.

c) Enseignement Professionnel

L’enseignement professionnel n’est présent à Oussouye qu’à travers le Centre d’Enseignement Technique féminin (CETF), sis derrière la marie. Ce centre est créé en 1972 et a comme responsable actuelle Madame Caroline Ndaw. Il reçoit une cinquantaine de stagiaires à mi – temps dans les domaines variés de la couture, du maraîchage, de la cuisine, etc. et compte trois monitrices et un moniteur ; l’effectif total est de 60 élèves répartis entre quatre classes. La présence très faible de l ‘enseignement professionnel est du au manque d’alternatifs de l’enseignement général.


Santé

La Commune d'Oussouye possède une structure sanitaire érigée en district à rayon départemental. Ce district sanitaire compte deux pavillons : un pavillon pour la médecine générale et une maternité. A côté de ce grand découpage, on peut noter de façon spécifique le personnel et les spécialisations suivantes.

Personnel et spécialisations :

  • Un (01) médecin chef généraliste ;
  • Un (01) médecin généraliste adjoint
  • Un (01) cabinet dentaire et un (01) cabinet ophtalmologique tous deux fonctionnels
  • Un (01) bureau d'éducation sur la santé piloté par un assistant social. Celui-ci se charge également du programme de lutte contre les MST/SIDA mais aussi, de la sensibilisation et de l'information des populations sur les maladies ;
  • Un (01) infirmier d'État superviseur des soins de santé primaires ;
  • Un (01) bureau de gestion du matériel ;
  • Une (01) maternité avec une (01) sage femme maîtresse, une (01) adjointe sage femme et deux matrones ;
  • Une (01) pharmacie ;
  • Une (01) suite de brigade d'hygiène constituée de trois agents du service d'hygiène ;
  • Un (01) laboratoire ;
  • Un (01) centre de planification familiale jumelé à la maternité ;
  • Un (01) service de protection maternelle et infantile avec à sa tête une (01) religieuse secondée par un (01) agent de santé communautaire ;
  • Une (01) équipe mobile de vaccination tournant sur un rayon de quinze (15) kilomètres, constituée par quatre (04) agents sanitaires ;

Les contraintes de la structure sanitaire se résument à :

Les moyens matériels et logistiques sont très limités eu égard à l'étendue de la zone de couverture du centre de santé. Le centre de santé compte en effet:

  • Deux (02) ambulances: une fonctionnelle et une autre défectueuse
  • Deux (02) véhicules de supervision
  • Deux (02) autres véhicules en mauvais état proposés à la réforme

Pour pallier aux insuffisances recensées dans le domaine de la santé afin de mieux prendre en charge la santé de la population, le plan de développement doit prendre en compte la réalisation de nouvelles infrastructures, le renforcement des équipements et du personnel du centre de santé.

En infrastructures il s’agit de :

La construction et l’équipement d’une case de santé à Saré Demba pour mieux prendre en charge la santé de la population du quartier et ses environs qui sont éloignés du centre de santé ;

Réhabilitation des logements du personnel de la santé notamment celui du médecin chef ;

Equipements

Le district est assez équipé en matériel. Cependant, il est important de renforcer la logistique avec une (1) ambulance et du médicament.

Comité de gestion

Le comité de gestion qui est une structure communautaire appelée à gérer certains aspects du centre santé, manque d’initiative à cause du faible niveau de formation de ses membres dans certains domaines. Dés lors, il est à prévoir le renforcement de la capacité manageriale du comité de gestion


Sport et Loisirs

Les infrastructures sportives ne sont pas développées à Oussouye. Hormis le stade municipal, qui du reste n'est constitué que d'une aire de football - le reste de l'espace étant occupé par des herbes et des arbres - et le dojo de karaté et de lutte gréco-romaine (dans les locaux de la maison des jeunes), l'essentiel des infrastructures sportives est composé de terrains scolaires

Dans ce domaine, les structures scolaires comme le lycée et le collège Joseph semblent plus loties. Le lycée avec :

  • Un (01) terrain multi-fonctionnel dégradé par endroits,
  • Une (01) piste d'athlétisme,
  • Une (01) aire de jeux.
  • Le collège Joseph Faye avec :
  • Un terrain de football impraticable en saison hivernale,
  • Un terrain servant simultanément au volley-ball au de hand-ball et au basket-ball.

A côté de ces infrastructures modernes, on note des arènes de lutte traditionnelle particulièrement celles de Kalabone et de Essinkine.

Tous ces terrains ne sont pas assez bien entretenus et se présentent sous un aspect rustique surtout avec la saison des pluies. Il s'agira d'améliorer la qualité des infrastructures pour un meilleur épanouissement de la jeunesse à Oussouye.

Les espaces de loisirs sont essentiellement constitués de lieux de danse et de spectacle. Outre l'hôtel de la Mairie, on a :

  • Le foyer catholique ;
  • La maison des jeunes ;
  • Le foyer des femmes ;
  • Le night club " Bolong " de William Bassène, à proximité de la Sonadis.

La salle de spectacle de la municipalité entamée dès le début des années 80 n'est pas encore achevée. D'ailleurs, elle est entrain de tomber en ruine.

La Commune de Oussouye compte cinq (05) ASC que sont : Deggo, Efuilo, HLM, Saré Demba, et Ufulal. Ces ASC sont respectivement créées en 1980, 1982, 1995, 1982, et 1973. Pour Ufulal qui reste la doyenne des associations à Oussouye (1962), il est important de noter que la date avancée ci-haut correspond à la date d’obtention de son récépissé. Le nombre de membres pour chaque entité est généralement difficile à déterminer mais pourrait varier de 300 à 500 membres.

A Oussouye, la zone de couverture d'une ASC reste principalement le quartier même si on peut noter par ailleurs un nombre négligeable de membres résidant hors du quartier. Ainsi Deggo couvre le quartier nommé Escale, Efuilo, le quartier Kalabone, HLM, le quartier du même nomde même que Saré Demba et Ufulal couvre enfin deux grands quartiers à savoir Ethia et Essinkine.

La principale activité des ASC de la Commune de Oussouye est le football même si, nous pouvons noter à côté de celui-ci des activités culturelles tel le théâtre, des activités éducatives tels l'encadrement des élèves en classe d'examen (élèves du CM2 notamment avec l'ASC Saré Demba), des cours de vacances avec l'ASC Ufulal et enfin l'assainissement qui du reste est rarement effectué. A titre d'exemple le dernier « set-setal » de l'ASC Deggo remonte en 1995.


Vie Associative

GIE, GPF de la Commune

A l’heure où la tendance est un peu partout au regroupement sous la forme d’entités fortes et souples dans son administration capable d’impulser le développement à la base - les GIE, les GPF - au niveau d’Oussouye les choses n’en sont qu’à leur balbutiement. Certes, la tradition commerciale à Oussouye est déjà avérée, mais on note surtout de fortes individualités représentées par les grands commerçants inscrits à la chambre des métiers, dans la section dite commerciale à titre individuel.

Au niveau des femmes, l’héritage laissé par Aïdjidjio dans le cadre de Ufulal est entrain d’être perpétué malgré une situation assez difficile pour les femmes (dans le cadre des sociétés Diola et pulaar en présence).

Nous n’avons noté qu’au plus 7 GIE en activité dans la Commune et pratiquement tous appartiennent à des femmes : les GIE Tessito 1 et 2, Saré Demba, Kalabone, Aîdjidjo, Femmes Catholiques et celui des handicapés.

Tableau 1. Les Gie de la ville de Oussouye

GIE

Attributs principaux

Nombre /observations

 

Tessito 1 et 2

  • Commerce (moulin) maraîchage (projet)
  • Couture
  • Alphabétisation

 

-----

 

Saré Demba

  • Promotion de produits locaux (jus), moulin, alphabétisation
  • Set Setal

 

-----

GIE des handicapés

Vannerie, maraîchage

-----

Aïdjidjo

Maraîchage

-----

Kalobone

Maraîchage, entraide

-----

Femmes catholiques

Couture

-----

AFEO

Transformation des fruits et Légumes

-----

Généralement constitués de femmes, ces GIE ont pour objectifs de contribuer à la promotion de la femme dans le domaine socio- économique mais aussi, et par dessus tout au développement de la Commune de Oussouye. Grâce à la diversité de leurs activités (maraîchage, commerce, formation, alphabétisation, sensibilisation, couture, élevage, vannerie, tissage,......), les femmes ont pu egager des actions de grande envergure dont la plus importante, est sans nul doute la case foyer financée par la fédération des GIE de Oussouye - qui regroupe 6 GIE de femmes -. Cette infrastructure abrite bon nombre de manifestations depuis son inauguration et sonne le renouveau de l’action des femmes dans la Commune d’Oussouye.

Toutefois, l’action des femmes rencontre de sérieuses contraintes dues principalement à :

Un manque de terres. Ceci a entraîné la suspension des activités de maraîchage du GIE Tessito1.

Un manque d’appui de la part des partenaires au développement même si une timide percée est notée dans ce cadre, avec des pourparlers qui sont entrain d’être menés avec des bailleurs étrangers.

Il faut signaler le rôle joué par les élus locaux particulièrement les hommes politiques de la région dans l’aide apportée à ces femmes.

Un manque de locaux pour ces GIE de femmes que la case foyer permet de pallier en partie.

Des contraintes d’ordre familial qui font que la plupart des femmes sont d’abord assujetties aux travaux ménagères, ce qui rend la mobilisation et l’adhésion autour des objectifs de la structure assez difficiles.

Il faut aussi souligner le cas de l'AJAEDO (Association des Jeunes Agriculteurs et Eleveurs du Département d'Oussouye) qui est une association qui participe au développement de la commune.

La FADDO (Fédération d’Appui au Développement du Département d’Oussouye) qui œuvre aussi dans le domaine du développement.

L’Association des Eco – Villages qui est un regroupement de plusieurs Associations villageoises qui participes aux activités de développement et qui, par le micro – crédit, aide ses membres se prendre en charge.


Informations Pratiques

Site Officiel de la Commune

 

Projets recherchant des Partenaires